Santé/Prévention

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En complément de notre enquête

Généralistes : SOS médecins en Franche-Comté

 

Pays de Vesoul : tapis rouge pour les blouses blanches


Dans le cadre de la politique régionale d’accueil et de maintien d’activités, le Pays de Vesoul-Val de Saône a décidé de mettre le paquet sur les professionnels de santé ainsi que sur les kinés. A tel point qu’un temps plein a été créé en 2009. Occupé depuis 2010 par Laetitia Georges, celle-ci explique : « Les médecins vont se faire rares dans les années à venir. Pour nous l’enjeu est le maintien de services essentiels à la population ». Concrètement ? Le Pays fait tout ce qu’il peut pour faire connaître les possibilités d’implantation locales et trouver preneurs : visites à la fac de médecine, présentation dans les instituts de formation de kiné, annonces sur des sites spécialisés… et présence depuis deux ans au salon international de l’émigration à Utrecht aux Pays-Bas ! Une action qui semble porter ses fruits : « Cela a engendré de nombreux contacts, raconte Laetitia Georges. Des discussions avec 4 médecins hollandais semblent d’ailleurs aujourd’hui très bien engagés ». Mais il ne suffit pas de réussir à faire venir des professionnels de Franche-Comté, de France ou d’ailleurs. Encore faut-il savoir les garder. D’où un second volet de l’action du Pays : l’accompagnement professionnel mais aussi personnel et familial pour trouver un logement, un emploi pour le conjoint, pour scolariser les enfants ou encore pour faciliter l’intégration locale en aidant à tisser rapidement un réseau social… un sort jusque-là réservé aux cadres internationaux de haut-vol qui révèle l’inquiétude profonde des élus locaux face à la désertification médicale des zones rurales.

 

LA DÉSERTIFICATION DES GÉNÉRALISTES EN FRANCHE-COMTÉ SOS MÉDECINS

Lire le dossier complet dans le n°8 en vente actuellement :


- Les nouveaux généralistes battent retraite en rase campagne

Nouvelles pratiques, nouvelle génération, nouvelle convention : la profession fait face à de nombreux défis dont la désertification médicale en milieu rural. L’enjeu : l’accès de tous à une médecine de proximité en Franche-Comté.

Avec Philippe Ballivet, directeur de la CPAM du Jura, Fabrice Flamand, président de l’Ordre des médecins du Doubs, Franco Pierangelo, généraliste à Arc-sous-Cicon.

  • - Généralistes : de la cause au métier

L’une s’est installée en 2005 à Pierrefontaine-les-Varans (Doubs). À un jet de pierre de l’autre qui cherchait alors le successeur depuis deux ans. Regards croisés sur une profession que les générations n’embrassent pas tout à fait de la même façon…

Avec Carole Mathieu et Michel Gainet.


  • - Diagnostic d’une pénurie annoncée

Des générations nouvelles moins nombreuses, moins enclines à l’exercice libéral, encore moins en milieu rural : si la désertification fait déjà débat, elle ne peut que s’amplifier.

Avec Fabrice Flamand, président de l’Ordre des médecins du Doubs.


  • - Pourquoi une telle désaffection pour la médecine générale libérale ?

Réponse de Jean-Pierre Gaume, directeur du département médecine à la faculté de médecine.


  • - « Urgent. Collectivités rurales cherchent médecins… »

Après les salles polyvalentes et les médiathèques, voici venu le mandat des maisons de santé présentées comme le moyen de lutter contre la désertification. Les élus sont souvent récompensés de leur volontarisme, mais pas toujours…

Avec les exemples très différents de Champlitte (Haute-Saône), Gilley (Doubs) et Saint-Julien-sur-Suran (Jura).


  • - Maisons de santé : demain se développe aujourd’hui

Elles sont 16 dans la région et seront bientôt 20 de plus. Les maisons de santé préfigurent le futur modèle dominant soutenu par l’ARS, le conseil régional, la MSA et la fédération des maisons de santé comtoises (FEMASAC).
Avec Martial Botebol, président de la FEMASAC, Marcel Beuret, généraliste à la maison de santé de Montbenoit et David Landry, généraliste à Baume-les-Dames.


AUTRES SUJETS

  • - L’éducation thérapeutique des patients
  • - Une sous-dotation régionale en spécialiste


  • - 39 66, le numéro qui innove

Fait unique en France, les généralistes libéraux de la région gèrent eux-mêmes la permanence des soins. Tous les soirs et week-ends, ils collaborent avec les urgentistes hospitaliers du 15. Reportage au centre de régulation du CHU de Besançon.
Avec Christophe Gevrey, généraliste à Besançon et premier présdient de l’ACORELI (Association Comtoise de Régulation Libérale), Jacques Devregille, généraliste à Devecey, Stéphane Cardot, médecin à Mamirolles et Manuelle Lods de Marnay.


(Lire les articles complets dans notre magazine n°8 en vente chez votre marchand de journaux)

 

 


L'ACTU

Jura / Sylvie Mansion (ARS) face aux conseillers généraux

Quel avenir pour l’offre de santé dans le département ?

Qu’en dit le plan stratégique régional de santé ?

Invitée vendredi 27 janvier 2012 par le conseil général du Jura, la directrce de l'ARS Franche-Comté, Sylvie Mansion, a présenté les grandes lignes et répondu aux questions des élus.

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Photo: Sylvie Mansion (à droite) était l'invitée de Christophe Perny, président PS du Conseil général du Jura (E. Caen © Participe Présent)

Si certains la considèrent comme la “préfète de la santé“, ce n’est pas pour rien. À la tête de l’Agence régionale de santé (ARS) depuis sa création, Sylvie Mansion orchestre l’immense chantier de la réorganisation de l’offre de santé dans la région dont le plan stratégique régional de santé (PSRS) fixe les perspectives pour la période 2012-2016.

Les objectifs affichés ? Assurer l’égal accès de tous à une offre de soins de qualité et contribuer via la prévention à transformer les patients en véritables acteurs agissant pour préserver et entretenir leur capital santé.

Difficile d’être contre l’efficacité, la justice sociale et la responsabilité. Mais derrière les objectifs, de quoi parle-t-on concrètement ? Globalement d’une politique destinée à attirer des médecins et à rationnaliser l’organisation de tout le système de soin pour compenser le manque de professionnels de santé dans la région. Car la sous-densité médicale ne concerne pas seulement les médecins généralistes en milieu rural (Voir Participe Présent n° 8, dossier spécial « SOS médecins » / actuellement en vente) : elle touche également les chirurgiens et spécialistes qui s’implantent plus volontiers … ailleurs ! Pour preuve, l’hôpital de Lons aurait perdu 8 médecin l’an dernier et même le CHU Minjoz verrait certains de ses services menacés faute de spécialistes et de chirurgiens.

Alors, pour mettre le point sur les « i » et répondre aux préoccupations locales, Sylvie Mansion enfonce le clou san-claudien : « Va-t-on fermer ou conserver la maternité de Saint-Claude ? Ce n’est pas notre problème ! Notre préoccupation c’est de sauver la chirurgie et pour cela de trouver des chirurgiens viscéraux car sans eux il ne peut y avoir de maternité ». Le décor est planté.

Que faire face à cela ? D’abord créer un environnement attractif pour les jeunes médecins hospitaliers en leur permettant de partager leur temps de travail entre le CHU et les hôpitaux locaux pour permettre à ces derniers de devenir les plateformes locales autour desquelles s’organiseraient médecine ambulatoire et structures médicosociales. Ensuite développer  tous les moyens pour favoriser l’égal accès de tous aux soins. Autrement dit, les maisons de santé et la télémédecine. Enfin promouvoir l’éducation thérapeutique des patients.

Quelles réactions chez les élus ?

Un positionnement de soutien à droite. Ainsi de Jean-Marie Sermier soulignant l’effort financier de la nation pour sa sécurité sociale et justifiant les efforts locaux à entreprendre. De même de Jean Burdeyron saluant la pertinence des axes et objectifs retenus dans le plan stratégique.

La gauche a quant à elle davantage pris ses distances. C'est le cas de Thierry Faivre-Pierret, vice-président chargé des affaires sociales, critiquant un processus de concertation descendant ne tenant pas assez compte des réalités départementales. Quant à Michel Ganet, André Lamy ou Christophe Perny, ils ont davantage exprimé des griefs contre les fondements actuels de la politique de santé nationale. En filigrane, la question des moyens mis en œuvre, celle du financement des hôpitaux ainsi que celle de la libre installation des médecins que Michel Ganet (par ailleurs médecin dans le nord Jura) remettrait bien en cause, dénonçant les subventions publiques aux maisons de santé abritant des médecins formés gracieusement et dont les revenus sont financés par la collectivité.

E.Caen
(janvier 2012)


ARCHIVES-N

 

Interview tiré du magazine n°4

Décembre 2010

Janvier, février 2011

Entretien avec Sylvie Mansion, directrice de l’ARS

« Nous allons avoir

des choix difficiles à faire »

Changement des pratiques professionnelles, économies d’échelle dans le secteur hospitalier, protocole médecin - infirmier, territoires de santé, dossier pharmaceutique, fin des ouvertures d’EHPAD… La directrice de l’Agence Régionale de Santé a beaucoup de dossiers ouverts sur son bureau. Tous plus épineux les uns que les autres. Mais Sylvie Mansion ne s’en effraie pas le moins du monde. Elle compte les mener à terme « dans la plus grande transparence »

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Bâtir une Agence à partir de structures aux statuts et aux modes de fonctionnements différents n’était-ce pas déjà la première difficulté de votre mission ?
S. Mansion : « C’était surtout une belle ambition. L’ARS de Franche-Comté c’est aujourd’hui 230 salariés qui viennent effectivement d’entités éclatées (1). Plus que la différence de statuts, il y avait surtout des manières de faire différentes. Ce n’était pas un sujet facile mais nous avons fait le pari en Franche-Comté de nous doter d’un projet d’agence. »

De quoi s’agit-il ?
« Le Ministère souhaite que nous présentions le Plan Régional de Santé (PRS) pour la fin de l’année 2011, plan qui se déclinera en schémas régionaux : schéma d’organisation des soins, du médico-social et de prévention. La phase opérationnelle est prévue pour 2012. Nous n'allions pas attendre tout ce temps pour redonner du sens à l’action de nos agents, alors que nous venions de tout chambouler. Il fallait donc bâtir un projet commun pour toute l’agence.
Il s'articule sur 3 axes : 1e réduction des inégalités sociales et territoriales en santé, 2e optimisation des financements et des pratiques professionnelles et 3e territorialisation des politiques de santé. Des groupes de travail ont été mis en place pour s’approprier ces priorités et les décliner en objectifs opérationnels. »

C’était une directive nationale ?
« Non, il s’agit d’une initiative franc-comtoise, mais elle commence à faire école. L’idée nous est venue lors d’un séminaire de direction. Il fallait donner un cap. Et puis, l’ARS est une grosse “boutique“ avec des compétences multiples, nous souhaitions les valoriser. »

L’ARS est-elle maintenant en état de marche ?
« Je pense qu’elle l’est aujourd’hui car, au delà de notre projet d’agence, il y a la perspective du PRS et nous savons désormais qui fait quoi. Les 5 axes du PRS ont chacun leur équipe, les référents ministériels sont connus. Tout le monde sait maintenant quelle est sa feuille de route. Seul bémol, nous avons encore besoin d’un accompagnement fort en interne notamment en termes de formation professionnelle, car certains ont changé de métiers ou connu une inflexion significative. »

Où se situent les besoins ?
« Vous savez, la gestion des ressources humaines de l’État…est perfectible. Je pense que nous devons nous appuyer sur les compétences de nos salariés et non sur leur statut
Aujourd’hui, entre un délégué territorial  et un DDASS d’hier, il n’y a plus rien à voir (2). Le DDASS était comptable de sa politique, il avait des liens privilégiés avec son préfet, c’était un directeur de plein exercice. Maintenant la politique de santé  est régionalisée, les délégués sont nommés par la directrice de l’ARS et déclinent les orientations régionales. »

La conférence régionale de santé et d’autonomie (CRSA) a été installée en juillet. Que peut-on attendre de cet organe de “démocratie sanitaire“ ?
« Je dis souvent que la CRSA est le parlement de l'ARS. Un parlement qui n’aurait qu’un avis consultatif mais sur lequel un directeur d’ARS avisé, s’appuierait, sinon ça n’aurait aucun sens. Les commissions spécialisées de la CRSA enrichiront le travail de l’agence dans le cadre l’élaboration du PRS. »

Quelle votre propre vision en la matière ?
« Nous nous appuierons  sur la CRSA et sur les conférences de territoires pour organiser des débats publics. Nous aurons des choix difficiles à faire, nous le savons. Nos citoyens sont capables de comprendre ces choix à condition que nous soyons nous-mêmes capables de les expliquer. Je crois aux vertus du débat public qui permet à nos concitoyens de prendre conscience des enjeux. Il faut qu’en matière de santé, ils soient non plus consommateurs mais acteurs, gestionnaires de leur capital santé »

Comment susciter le débat ?
« Je crois qu’en France nous n'avons pas de vrais débats sur la santé. Nous parlons du déficit de la Sécurité sociale certes mais la santé ne se résume pas à un plan d’économie de l’assurance maladie, la qualité et la nature de la prise en charge comptent tout autant Nous aimerions que cette région s'inscrive dans une dynamique de santé publique. En réunissant, comme la loi nous le permet, les institutionnels, les élus, les usagers et les professionnels de santé pour débattre des questions de santé au quotidien. »

Parlons des Territoires de santé, combien y en aura-t-il finalement en Franche-Comté ?
« Nous avions proposé à la CRSA 6 scénarios allant d'un seul territoire régional  à 6 territoires, elle en a élaboré un 7e avec 4 territoires (voir ci-dessous). Je consulte maintenant le Préfet de Région et les présidents de Conseils généraux pour connaître leur position.
Le scénario idéal serait probablement une seule conférence, la Franche comté est une petite région en superficie et en volume de population (1,2 million d’habitants) et s'est déjà beaucoup engagée dans la régionalisation, ce serait cohérent. Il nous faudrait cependant mettre en place des espaces d'animation territoriale de proximité au sein desquels nous pourrions déployer des contrats locaux de santé nous permettant de mener des projets plus resserrés, à l’exemple de ceux que nous menons actuellement avec Dole, Montbéliard-Belfort ou Pontarlier.
Le contrat peut par exemple s’appuyer sur une maison de santé, développer des actions de prévention, associer des populations de quartier. »

L’ARS c’est donc un conseil de surveillance présidé par le Préfet de Région, un parlement avec la CRSA et ses commissions, c’est aussi les commissions de coordination des politiques publiques
« Elles concernent les secteurs de la prévention et du médicosocial et ont été installées en septembre. Nous réalisons un travail de fond avec les élus. Nous avons décidé par exemple de faire l’inventaire de l'ensemble des fonds dédiés à la prévention au sein des collectivités territoriales mais aussi des services de l'Etat. »

L’ARH était l’agence de l’hospitalisation, l’ARS celle de la santé, est-ce l’annonce de la fin du “tout hôpital“ ?
« La loi HPST comporte deux volets hospitalier et ambulatoire à la fois, c’est la première fois. Les maladies chroniques concernent 17 millions de personnes, ce n’est pas la peine de les faire suivre en permanence à l’hôpital. Nous pouvons imaginer déléguer, dans le cadre d’un protocole de soin à une infirmière le suivi d’un diabétique stabilisé. Nous sommes confrontés  au vieillissement de la population qui multiplie les pathologies chroniques. Il faut systématiquement se demander si le recours à l'hôpital est justifié; dans l'affirmative, si la prise en charge est justifiée et enfin si elle a lieu au meilleur coût.
Je vais vous donner deux exemples aux antipodes. 25% des patients dialysés en Franche-Comté le sont en dialyse péritonéale ce qui nous place au premier rang des régions Françaises grâce notamment au Pr Chalopin.
En revanche, pour la chirurgie ambulatoire en nous sommes parmi les derniers de la classe. Les établissements ne sont pas équipés, il faut convaincre les chirurgiens et les anesthésistes, C’est un travail de conviction et de confiance. »

Maisons de santé, protocole de coopération, télémédecine

Va donc débuter l’ère de l’ambulatoire
« Nous allons  entrer dans la phase de planification avec les travaux du Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire. Dans ce SROS, pour la 1ère fois il y aura un volet ambulatoire. Nous allons travailler sur la démographie des professionnels de santé et les modalités de prise en charge. L’enjeu est que la médecine de premier recours soit mieux utilisée : on ne va pas à l’hôpital pour une verrue plantaire.
Si l’on va aux urgences pour des motifs non urgents aujourd’hui c’est pour deux raisons : on craint de ne pas avoir une bonne réponse à proximité et l’accès à l’hôpital permet de ne pas faire l'avance de frais. Il faut que nous puissions mettre en place des pratiques de cette nature en ville. Dans les maisons de santé qui fonctionnent, les gens qui viennent sans rendez-vous sont pris en charge. »

Mais la démographie médicale pose problème
« Il faut sortir des idées reçues. La Franche-Comté ne sera pas sinistrée à court ou moyen terme, toutes les projections le démontrent. En effet, nous bénéficions d'un double mouvement :  les médecins formés en Franche-Comté y demeurent et la croissance de la population générale est relativement faible. Au total, le rapport médecins / population générale est satisfaisant. En revanche, ces mêmes projections nous démontrent que d’ici 2030, moins de 6% des médecins se seront installés en zone rurale, toutes spécialités confondues. Pour y remédier, nous avons plusieurs outils. Pour la médecine de proximité  la région est très avancée dans le déploiement des maisons de santé. Dans ce domaine, il y a une véritable attente des professionnels qui ne veulent plus être isolé, qui souhaitent concilier au mieux les impératifs de leur vie professionnelle et de leur vie privée.
Nous poursuivrons ce développement. Par ailleurs, la loi HPST prévoit la mise en œuvre de  protocoles coopération entre professionnels de santé leur permettant de réorganiser leurs modes d'intervention. Le suivi d’un patient hypertendu stabilisé peut être réalisé par une infirmière dans le cadre d'un protocole validé conjointement par l'ARS et l'HAS. »

Vous êtes également convaincue par l’utilisation de la télémédecine
« La médecine spécialisée peut se développer avec la télémédecine, la télécardiologie ou la télédermatologie comme c’est le cas à Baume-les-Dames. Un généraliste, confronté à une vilaine plaie, peut prendre un cliché de cette plaie qui est numérisé et expédié au centre de traitement des plaies chronique qui l'interprète et formule ses recommandations thérapeutiques . C’est un outil moderne qu’on n’imaginait pas il y a 15 ans. Il faut le développer. »

La médecine de ville évolue, y compris dans le mode de rémunération. Qu’en est-il de l’expérience menée actuellement ?
« La démarche a été initiée en 2009, nous sommes une région expérimentale. Le principe est d’introduire dans la rémunération des médecins une dose de forfaits et de modules. Cela permet à des maisons de santé de se lancer. »

« Rendre les petits hôpitaux attractifs »

« Les hôpitaux connaissent des problèmes de recrutement de praticiens hospitaliers. Il faut rendre les centres hospitaliers de Lons, Pontarlier, Dole attractifs et pour cela il faut nouer des coopérations avec les équipes du CHU, permettre aux praticiens hospitaliers d'être associés aux équipes hospitalo-universitaires, intégrer les patients dans les  protocoles de recherche. Nous l'avons déjà vu en Franche-Comté, avec l'outil  BPC (Bonne Pratique en Chimiothérapie) qui permet, après avoir été opéré à Besançon d’être pris en charge partout de la même façon avec la même sécurité, avec les mêmes dosages. Il faut utiliser notre CHU comme une plateforme de déploiement des savoir-faire. »

Les élus sont sensibles à la question de la santé sous l’angle de l’emploi, enjeu du maintien de l’activité hospitalière sur leur territoire
« Cela concerne surtout les services de chirurgie qui font moins de 1500 actes par an. Toutes les études montrent que moins l’on fait d’actes et plus il y a de réadmission voire de décès. Cette relation est plus marquée pour les interventions lourdes comme la chirurgie cancérologique. Nous devons assurer la sécurité du patient, utiliser les plateaux techniques qui tournent et assurer une qualité des soins.
Il faut que les élus comprennent que l’on peut fermer un service de chirurgie, sans toucher à l’économie générale du centre hospitalier en  réorientant les activités. Il y a un bel exemple de reconversion à La Mure près de Grenoble où l’hôpital s’est mis à développer des services de proximité : il ne s’est jamais mieux porté !
« Il y a aussi des efforts à faire en terme d’organisation. Un exemple, au sein de la communauté hospitalière de Lons-Champagnole-Morez-Saint Claude la mutualisation des services comptables, achat et ressources humaines ouvre des perspectives intéressantes. »

Les pharmaciens sont inquiets. Des officines ne trouvent pas de repreneurs, certaines sont en difficulté. Que pouvez-vous leur dire ?
« L'article 38 de la loi HPST précise que le pharmacien contribue aux soins de premier recours. Elle replace les pharmaciens au cœur des dispositifs de proximité en les invitant à participer aux programmes d'éducation thérapeutique et à la coopération entre professionnels de santé. Cette loi nous permet de promouvoir le dossier pharmaceutique du patient qui l’accompagnera partout où il se rendra.
L’avenir de la pharmacie, c’est de se recentrer sur son cœur de métier et notamment autour de la personne âgée. La loi HPST prévoit la possibilité de développer la fonction de pharmacien référent.
A Pontarlier, nous expérimentons actuellement la délivrance de médicament auprès des personnes âgées. Dans ce cadre, nous souhaiterions promouvoir les cercles de qualité à l'image des initiatives suisses. Pharmacien, infirmier, médecin ne se connaissent pas. Le grand virage c’est l’exercice collectif. Le médecin de ville était auparavant solitaire, aujourd’hui les jeunes généralistes sont plus favorables au partage des savoir-faire, ça ne les empêche pas de rester libéraux en cabinet. »

Les infirmiers sont appelés à s’intégrer ce collectif ?
« A court terme, les protocoles de coopération vont replacer ces professionnels de santé  dans le dispositif de soin de manière plus active. Par ailleurs, la réforme LMD (licence-master-doctorat) va faire entrer les études d’infirmier(ère) dans le champ universitaire, cela va permettre d’ouvrir sur de nouveaux métiers.
En ce qui concerne le code de déontologie de la profession, l’ordre va l’aider à le promouvoir. Il est nécessaire d'engager une réflexion sur l’évolution du métier mais il faut laisser le temps aux ordres départementaux de s'installer. L'ARS s'engagera, aux côtés des ordres, pour que tout titulaire du DE soit inscrit à l’ordre. »

Comment allez vous concilier offre de santé performante et économies drastiques, mutualisation des moyens et équité territoriale ?
« L’ARS a été créée dans cet esprit, c’est une question de démocratie sanitaire. Il faut que nos concitoyens soient associés aux débats relatifs à nos systèmes de santé et de protection sociale.. On parle du déficit de la Sécurité sociale, parlons-en.
J'ai très souvent indiqué que l'ARS devait avoir une vocation pédagogique et donner tous les éléments nécessaires à la compréhension des débats nationaux et régionaux. De la capacité des Agences à porter ce type de débat dépendra leur capacité à agir. Il nous faut responsabiliser l'ensemble des acteurs du système de santé : les professionnels mais aussi les assurés sociaux. Chacun doit s'interroger sur la pertinence de sa pratique professionnelle ou de  sa posture de consommateur de soins.
Les Agences doivent porter les débats sur le rapport coût/bénéfice. Elles le feront dans le cadre de la préparation des SROS, SROSM et SRP en associant l'ensemble des acteurs.
Mieux comprendre comment fonctionne notre système de soins, où sont les coûts cachés, pouvoir comparer des pratiques professionnelles devraient nous permettre de progresser ensemble.
»

Autre débat de société, l’hébergement des personnes âgées. Quel est l’avenir des EHPAD et des foyers-logements ?
«Nous  comptons aujourd’hui 8721 places d'EHPAD en Franche Comté, ce qui place la région au-dessus de la moyenne nationale de taux d'équipements. Nous devons maintenant travailler sur des modes alternatifs de prise en charge.
Nous devons favoriser le maintien à domicile le plus longtemps possible dans les meilleures conditions avec des solutions d’hébergement de répit, d’accueil de nuit ou séquentiel. Je suis une grande militante de l’accueil temporaire et du développement de plateforme de services destinés aux personnes âgées. »

(1) DRASS et DDASS (État), URCAM et une petite partie de la CRAM (assurance maladie), DRSM (secteur médical), ARH (mélange État-assurance maladie) et GRSP.
(2) Trois des quatre directeurs départementaux des anciennes DDASS n’ont pas suivis leurs services dans l’ARS. Seul Yves Simeray le DDASS du Jura l’a fait. Pas pour longtemps car il va prochainement partir à la retraite.
(3) La CRSA se compose de 95 membres et se divise en 8 collèges. Elle est dotée d’une commission permanente et de 4 commissions spécialisées : offre de soin, médico-social, prévention et usagers.

SIGLES

ARS = Agence Régionale de Santé (en place depuis avril 2010)
ARH = Agence régionale de l’Hospitalisation (structure précédant l’ARS)
CRSA = Conférence Régionale de Santé et de l’Autonomie (présidée par Bruno Herry)
DRSM = Direction Régionale du Service Médical

EHPAD = Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes
GRSP = Groupement Régional de Santé Publique
HPST (loi) = Hôpital Patient Santé Territoire (loi de 2009
SROS = Schéma Régional de l’Organisation Sanitaire
URCAM = Union Régionale des Caisses d’Assurances Maladie


ARS de Franche-Comté
Le choix d'un seul territoire de santé

Sylvie Mansion, la directrice de l'Agence Régionale de Santé, l'a annoncé le 9 décembre 2010:

la Franche-Comté n'aura qu'un seul territoire de santé et qu'une seule conférence de territoire.

Là où d'autres ont choisi de découper leur région, la Franche-Comté a fait le pari de la régionalisation assumée.

Cependant la territorialisation refusée par certains départements prendra la forme de "4 espaces d'animation territoriale "

 

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Photo: Sylvie Mansion entourée de Jean-Marc Tourancheau, directeur général adjoint (à gauche) et Bruno Herry, président de la Conférence Régionale de Santé et d'autonomie / Photo B. Chevrier © Participe Présent / BCH Éditions

Le suspense n'en était plus vraiment un depuis quelques temps. La directrice de l'Agence Régionale de Santé de Franche-Comté, Sylvie Mansion, a confirmé le 9 décembre au siège de l'ARS à Besançon que la Franche-Comté avait opté pour un seul territoire de santé.
Là où certaines régions n'ont pas pu ou voulu éviter le découpage départemental (Bourgogne), la Franche-Comté a joué sur sa petite taille et la dynamique régionale déjà engagée (1) pour plaider la cohérence d'un territoire unique piloté en direct.

Après les 6 territoires organisés sous l'ère de l'ARH, on ne peut pas dire que la sectorisation avait apporté des réponses pertinentes à un certain nombre de problèmes notamment celui de l'attractivité - ou plutôt du déficit d'attractivité - des établissements hospitaliers intermédiaires actuellement en crise de recrutement. C'est le cas dans le nord Franche-Comté où l'hôpital de Belfort va connaître une vague de 50 départs en retraite, c'est également le cas (récurrent) de Lons-le-Saunier. Et que dire des autres... Sylvie Mansion n'a pas manqué de souligner que ce n'était pas le nombre de territoires qui résoudrait l'équation mais la synergie que l'on pourra mettre en place entre les hôpitaux et le CHU, par exemple pour les travaux de recherche.

Un territoire mais quatre espaces

Le scénario proposé au mois de septembre par la Conférence Régionale de Santé et d'Autonomie, le "parlement" de l'ARS qui préconisait 4 territoires (voir ci dessous) n'avait pas rencontré l'adhésion de toutes les parties concernées, en particulier le département du Jura, scindé en deux dans cette hypothèse avec d'un côté Dole "rattaché" à Besançon et de l'autre Lons avec sa communauté hospitalière augmentée de Pontarlier. Une proposition qui avait provoqué des craintes sinon des interrogations.

Néanmoins, ce scénario surprise du début de l'automne n'a pas été écarté par l'ARS. On retrouve d'ailleurs le même découpage sous la forme cette fois d'espaces dits d'animation territoriale. Dans cette présentation, la conférence de territoire qui aura charge de cette animation sera donc itinérante.

DANS LE N°4 DE PARTICIPE PRÉSENT: le dossier complet sur les enjeux de la réforme de la santé, ses effets et les grandes chantiers de la Franche-Comté. A lire le long entretien avec Sylvie Mansion dans lequel la directrice de l'Agence Régionale de Santé de Franche-Comté livre en détails les grandes lignes de sa politique.

(1) Structure de dépistage des cancers, fédération régionale des réseaux de santé, institut régional fédératif du cancer, IREPS, associations de patients fédérées au niveau régional, régulation des urgences et de la permanence des soins, groupe de coopération sanitaire EMOSIST etc.

Les quatre "espaces d'animation territoriale"

En gris :
Belfort, Montbéliard, Héricourt

En jaune :
Vesoul, Lure, Luxeuil, Gray

En orange :
Besançon et Dole

En violet :
Lons-le-Saunier, Pontarlier, Champagnole, Morez et Saint-Claude
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www.ch-lons.fr le site pratique de l'hôpital de Lons-le-Saunier

Il s'adresse aux patients aussi bien qu'aux professionnels de santé et à la médecine de ville

Depuis le début du mois d'octobre 2010, le centre hospitalier de Lons-le-Saunier a mis en ligne un site internet à l' adresse des patients, actuels ou qui désirent préparer une hospitalisation, ainsi qu'à leurs proches.

En 3 clics, ils peuvent ainsi accéder à l'information qu'ils recherchent.
Les infos sont avant tout pratiques: démarches administratives, plan d'accès, listes d'associations oeuvrant au sein du CH, informations sur l'institution elle-même.

Le CH de Lons-le-Saunier est la structure de référence du territoire de santé Lons sud, territoire regroupant aussi les hôpitaux de Champagnole, Morez et Saint-Claude qui eux aussi apparaîtront prochainement sur ce site.

sitewebchlons

Le CH de Lons est aussi le premier employeur du bassin lédonienne avec 1100 salariés dont une centaine de médecins dont 25 internes et 25 spécialistes.
L'hôpital accueille chaque année 15% de patients qui viennent de Saône-et-Loire, essentiellement de la Bresse louhannaise.

"Nous avons aussi cherché à nous rapprocher des médecins de ville" explique Laurent Mouterde, directeur adjoint en charge des systèmes d'information et de communication. Le site www.ch-lons.fr se présente donc également comme une base de données auxquels les médecins de ville ont accès sécurisé grâce à le numéro Adeli. Ils peuvent ainsi savoir qui fait quoi à l'hôpital où les mouvements de personnel sont fréquents.

Parmi les rubriques du site www.ch-lons.fr
- Présentation générale (découvrir l'hôpital, gouvernance, projets en cours, pôles d'activités, culture à l'hôpital, historique, qualité, galerie photo)
- Le patient et sa famille (vous venez en consultation, vous allez être hospitalisé(e), vous attendez un enfant, la maison de retraite, informations pratiques, l'hôpital à votre écoute, les droits du patient, intervenants à vos côtés)
- Professionnels de santé (Qui fait quoi ?)
- L'hôpital recrute
- Actualité: l'arrivée de la nouvelle IRM "haute technologie", Recherche d'un médecin par le nom, d'un service
- Plan des bâtiments
- Les démarches d'admission
- Les marchés publics…

ACCÉDER DIRECTEMENT AU SITE → www.ch-lons.fr

Sur la photo de gauche à droite :
> Mme Annie Crollet, directrice adjointe, directrice par intérim du CH de Lons-le-Saunier
> M. Laurent Mouterde, directeur adjoint, directeur par intérim du CH de Morez et de St Claude
> Mme le Docteur Pascale Couzon, présidente de la Commission médicale d'établissement
> M. Frédéric Renau, responsable informatique

Les personnes responsables du projet :
> Chef de projet site internet : M. Frédéric Renau
> Développeur web : M. Eric Bosdure
> Gestion des contenus éditoriaux : Anne Perrier-Cornet


Maison départementale des personnes handicapées : deux services à découvrir

 

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Une partie de l'équipe dirigée par Catherine Clerc (1ère en partant de la gauche) / Photo Participe Présent D. Lacroix © 2009

 

En dehors du Pôle Adultes et de la Prestation de Compensation du Handicap qui font l’objet d’un sujet dans notre magazine du mois de mars, deux autres services important font partie intégrante de la MDPH. Nous les présentons ici

Aide sociale à l’hébergement: 1000 dossiers par an

Avant la loi de 2005 (*), ce service était à la direction des services sociaux du département, deux personnes y travaillaient, aujourd’hui elles sont trois.

Ce service gère tous les frais d’hébergement des personnes handicapées que ce soit en foyer de vie, foyer d’hébergement et CAT ou en maison de retraite. Tout est soumis à l’instruction d’un dossier et donc à la reconnaissance du statut de handicapé et au taux qui est ensuite évalué. Le service adulte décide de l’orientation : placement familial, foyer occupationnel à hébergement médicalisé, foyer logement, maison de retraite… à l’intérieur ou à l’extérieur du département. C’est l’endroit où vivait la personne jusque son placement qui fait office de domicile de référence. La suite est donc confiée à l'aide sociale à l'hébergement.

Le dossier administratif est soumis à la participation de l’intéressé. Sont intégrés une partie de AAH (Allocation Adulte Handicapé) et une partie du salaire s’il y en a un. Dans ce dossier, on appréhende aussi les intérêts des revenus de la personne concernée et son épargne (souvent ses livrets). «Nous n’avons pas de droit de regard sur les assurances vie et depuis la loi de 2005 plus de récupération possible après décès sur la succession » précise Fabienne qui s’occupe du service.

Ce dernier prend également en charge l’ACTP, Allocation Compensatrice pour Tierce Personne qui petit à petit diminue puisqu’il n’y a plus de création de dossier depuis la loi de 2005 et la mise en place de la PCH, Prestation de Compensation du Handicap. Le service traitait 590 dossiers d’ACTP il y a peu, il n’en dispose plus que de 314 aujourd’hui, ne procédant qu’à des renouvellements pour ceux qui n’optent pas pour la PCH.

Au cumul, ce service gère environ un millier de dossiers par an, avec l’hébergement, l’ACTP, les services ménagers et les frais de repas, prestation légale attribuée par le Conseil Général.

En 2009, ce sont 671 dossiers d’hébergement qui ont été traités. Or depuis juillet 2009, un décret stipule que les personnes âgées qui ont eu une reconnaissance d’un handicap survenu avant leurs 60 ans sont incluses dans le statut légal de l’hébergement pour adulte handicapé, ce qui va augmenter les dossiers actuels du même type, soit environ une centaine.

Pôle Enfants: un suivi évolutif

Il gère l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH), elle aussi assujettie au montage préalable d’un dossier. A cette allocation se greffe un complément de catégorie 1 à 6 selon le degré de handicap de l’enfant. Ce dédommagement évalue la situation induite : mobilisation des parents, un des parents doit réduire son activité professionnelle ou la cesse, emploi d’une tierce personne etc…

Cette situation, comme l’allocation est réévaluée avec une périodicité différente (entre 1 et 3 ans) suivant l’évolution visible chez l’enfant. L’allocation peut alors augmenter ou diminuer, tout comme les compléments. Rien n’est donc figé.

Ce service suit les jeunes jusqu’à l’âge de 20 ans révolu. C’est l’effet de l’amendement Creton (du nom de l’acteur Michel Creton qui s’était battu pour obtenir ce droit). Ce qui veut dire qu’il le suit même si à l’âge de 16 ans il désire travailler.

La Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) est là pour proposer une orientation en CLIS si l’enfant ne peut suivre une scolarité en classe ordinaire. Les Classes d’Intégration (Inclusion depuis juillet 2009) Scolaire sont réparties en 4 catégories selon la nature du handicap de l’enfant. Il s’agit d’un dispositif collectif de scolarisation mis en place dans une école maternelle ou primaire comme par exemple à Prévert et Richebourg (Lons), Hôtel de Ville (Champagnole) ou Wilson (Dole).

En collège ou lycée, existent ensuite des UPI, Unités Pédagogiques d’Intégration comme c’est le cas aux lycées Pré Saint Sauveur (Saint-Claude), à Montciel (Lons) et Mont-Roland (Dole) ou aux collèges Rosset (Saint-Claude) et Briand (Lons).

C’est le même service qui s’occupe également de la mise en place d’une aide à la scolarité avec l’emploi d’une auxiliaire de vie scolaire individuelle (AVSI), pour un enfant inscrit en milieu ordinaire. En CLIS, il y en a obligatoirement.

Il gère aussi la dotation en matériel pédagogique adapté, ce peut être un logiciel spécifique avec affichage en grosses lettres par exemple ou une imprimante.

Les orientations en établissements spécialisés se font également par ce service. C’est le cas pour l’institut médico-éducatif (IME). La scolarité peut s’effectuer soit à l’extérieur (CLIS, UPI) ou à l’intérieur de l’établissement. Dans le Jura les IME sont à Perrigny, Montaigu , Dole et Saint-Claude.

C’est le cas encore pour l’ITEP, Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique, comme Revigny (Saint-Michel-le-haut) et Courtefontaine. Ce sont des établissements médico-éducatifs qui ont pour vocation d’accueillir des enfants ou des ados présentant des troubles du comportement importants sans pathologie psychotique ou déficience intellectuelle.

L’orientation peut également se faire vers des établissements plus spécifiques comme le CRESDEV à Besançon-Bregille qui accueille des déficients visuels de 5 à 20 ans. Il y a aussi l’IGS de Bourg-en-Bresse pour les jeunes sourds.

Le pôle enfants de la MDPH peut également demander l’intervention d’un SESSAD, service d’éducation spéciale et de soins à domicile au domicile ou sur le temps scolaire. Il gère également les demandes de carte d’invalidité, de stationnement et de prise en charge du transport.

 

Pour tout savoir sur les services du pôle adultes et de la prestation compensatrice du handicap, lisez le n°1 Nouvelle Formule dans tous les kiosques de notre zone de diffusion (voir rubrique Où trouver le magazine ?)

 

Maison départementale des personnes handicapées / MDPH du Jura - 355, boulevard Jules-Ferry / BP 40044 / 39002 Lons-le-Saunier cedex

03 84 87 40 44 / N° Vert 0800 39 39 00 - www.cg39.fr

(*) Loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Les MDPH en sont issues et leur mise en place a été confiée aux Conseils généraux.

 

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Une diététique adaptée pour être bien dans son assiette

Avec Adeline Cagne, diététicienne au CODES, nous vous proposons un guide pratique pour une alimentation quotidienne plus équilibrée. Des réflexes simples à adopter dans sa cuisine. Avant de passer en revue les différentes familles alimentaires, il est important de suivre quatre conseils importants


dietetique

Surveiller son poids une fois par mois

On essaye d’enrayer toute augmentation de poids régulière et persistante, avant d’atteindre le stade de l’obésité. Un excès de masse grasse, c’est un risque de pathologie, en particulier de maladie cardio-vasculaire.
L’indulgence c’est de comprendre qu’un bon goûter entre amis avec la brioche et le petit coup à boire c’est un moment de convivialité qui fait aussi beaucoup de bien.
On est globalement moins strict avec une personne âgée en sur poids qu’avec un adolescent. Mieux vaut qu’elle soit un peu enrobée, qu’un peu trop mince.


Avoir une alimentation équilibrée pour couvrir tous les besoins.

Si besoin, fragmenter ses repas sans augmenter les quantités. A l’inverse du point précédent, l’appétit peut s’amenuiser avec l’âge. De 3 à 4 repas par jour, on peut alors passer à 5 ou 6 prises alimentaires. Un petit déjeuner le matin, un fruit ou un yaourt à 10 heures, un déjeuner, un goûter si l’on n’a pas bien déjeuné et le soir un repas à peu près correct. Il s’agit de maintenir l’apport en calories.


Bien s’hydrater

Plus on avance en âge et plus on perd la sensation de soif. C’est une évolution physiologique inéluctable. Le risque est évident en été, mais pas seulement. En hiver, le chauffage est souvent trop fort, il assèche la bouche. Attention également en cas de diarrhées et/ou de vomissements. Quand on calcule ce que chaque personne perd quotidiennement en eau (transpiration, urine, selles…), il faut boire un litre et demi de liquide par jour. Tout compris : café, thé, soupe inclus. Sans compter l’eau apportée par les aliments, notamment les légumes. Boire évite aussi les infections urinaires.


Pratiquer une activité physique régulière

Ce qui ne signifie pas faire du sport mais bouger en fonction de ses capacités. Il vaut mieux un peu chaque jour que beaucoup une fois par semaine. Marcher, jardiner sont des activités recommandées.
Le slogan « Boire, manger, bouger » est un principe de base encore faut-il s’informer sur ce qui est une alimentation équilibrée, adaptée à ses besoins.

Le 0% … sans intérêt
On déconseille les produits laitiers à 0% de matière grasse (et d’une manière générale tous les produits du genre), ils sont souvent plus chers et n’offre aucun intérêt. Car s’ils sont moins riches en graisse, ils le sont souvent plus en sucre qu’un aromatisé normal. Dans un pot de yaourt, on évalue à 4 gr la matière grasse, à peine l’équivalent d’une cuillère à café d’huile. Négligeable.

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Les produits laitiers (fromages, yaourts, gratinées…)

Ils sont conseillés à tous les repas pour leur apport en calcium qui fait la solidité du squelette et en vitamine D essentielle pour fixer le calcium. On ne le sait peut-être pas mais la masse osseuse se régénère. Ils apportent aussi des protéines utiles pour maintenir la masse musculaire et pour la cicatrisation notamment après une opération ou une fracture.
Il est nécessaire de varier les produits à chaque repas. Attention de ne pas multiplier au quotidien les fromages qui contiennent de la matière grasse animale génératrice du mauvais cholestérol, fromage blanc mis à part. Il faut savoir que plus la pâte est dure, plus le fromage contient de matière grasse, plus il a de calcium aussi. C’est le cas du Beaufort ou de l’Emmental par exemple.
Il n’est pas question de se priver de fromage mais bien de limiter la quantité si l’on a tendance à en abuser. Un verre de lait (ou un bol de 200-250 ml) équivaut à un yaourt en quantité de calcium ou à une portion de camembert de 30 gr. A cette quantité là, on peut se faire plaisir tous les jours et sans conséquences.
Nota : On ne considère pas la crème ni le beurre comme des produits laitiers en terme de diététique car ils ne contiennent pas de calcium.

Les féculents

Produits céréaliers, pomme de terre, légumes secs (lentilles, pois chiches, haricots secs…) riches en sucres complexes (amidon). Ils amènent de l’énergie régulièrement, cela évite la fringale et le grignotage entre les repas. Leur apport en protéines n’est pas négligeable non plus.
Il en faut à tous les repas. Cela tombe bien, le pain ne fait pas grossir. Il faut juste faire attention de ne pas le tremper dans des sauces trop riches. Pour les diabétiques, les féculents sont strictement nécessaires à tous les repas, en quantité définie par les soignants. Pour ceux qui ont du mauvais cholestérol, il n’y a pas d’incidence. Pour eux, il est même recommandé de manger des féculents complets avec beaucoup de fibres qui limitent l’absorption des graisses. C’est leur enveloppe qui en est riche mais c’est aussi l’enveloppe qui contient le plus de résidus de pesticides : manger des
céréales complètes bio c’est l’idéal.
Une autre bonne idée c’est d’associer féculents et légumes.

Viandes, poissons, œufs


Utiles pour leur apport en protéines, fer, vitamines du groupe B. Leur matière grasse est en quantité variable. On conseille de varier mais d’en manger une fois par jour : un steak, une omelette de 2 œufs, 100 gr de poisson ou 2 tranches de jambon blanc. Si possible, il est bon de manger du poisson deux fois par semaine car sa graisse est de bonne qualité. Avec l’âge, certains n’ont plus envie de viande, en sont parfois dégoûtés. Or on a toujours besoin de force et donc de manger autant car pour un même effort physique une personne âgée dépense plus d’énergie qu’un adulte plus jeune.
Pour ceux qui ont du diabète ou du cholestérol, il vaut mieux limiter la viande grasse comme le mouton et la charcuterie. Attention aussi à l’accompagnement en sauces et au jaune d’œuf.

Les fruits et légumes


Bons pour leur apport en fibres, vitamines et minéraux.
On conseille de manger 5 fruits et légumes par jour, c’est un nombre total (2 fruits + 3 légumes ou l’inverse). On peut aussi faire appel au surgelé ou à la conserve, c’est mieux pour le budget et plus aisé à cuisiner lorsque l’on manque de temps.
L’apport nutritionnel est le même que pour des légumes ou des fruits frais, seul le goût change.
Cinq portions de fruits et légumes sur une journée cela peut donner par exemple :
1 verre de jus de fruit au petit déjeuner (pur jus), 1 tomate en salade puis 1 gratin de choux-fleurs à midi, 1 pomme ou 1 salade de fruits ou 1 compote (allégée en sucre) le soir vers 16h et 1 soupe de légumes le soir.
Attention : on conseille 3 fruits par jour au maximum pour un diabétique et toujours en fin de repas. Jamais à jeun.

Les matières grasses

Elles sont indispensables pour la synthèse des cellules et donc pour leur renouvellement.
On parle d’ici des matières grasses d’ajout, qu’elles soient végétales comme l’huile, la margarine, ou animales comme le beurre et la crème.
Toutes les huiles sont bonnes, en petite quantité. Il faut simplement les adapter à leur fonction. Certaines ne se cuisent pas comme l’huile de colza, de noix ou de noisette. C’est en général écrit sur la bouteille.
Le beurre non plus ne se cuit pas , il ne supporte pas la chaleur et se dénature. Il devient alors potentiellement cancérigène. Cuisez votre steak à la margarine.
Les beurres « anti-cholestérol » ne justifient pas le budget, il vaut mieux réguler l’apport de graisses saturées.

Le sucre

Les produits sucrés ne sont pas indispensables à la vie. On peut dire qu’ils sont surtout une bonne source de plaisir. Plus on avance en âge, plus on a du goût pour ces produits. Le chocolat est souvent un aliment de réconfort psychologique. Pour ce qui est de la quantité de calories, chocolat noir et chocolat au lait sont à peu près logés à la même enseigne.
Pour les diabétiques, le sucre est à éviter à jeun, sa consommation doit être limitée au maximum même si elle n’est pas totalement interdite : une part de gâteau peut remplacer un fruit de temps en temps.

Les boissons

L’eau est la seule boisson indispensable. Il faut boire 1,5 litre/jour, toute la vie.
L’alcool est hypoglycémiant et très calorique. Il est à consommer avec précaution et bien entendu avec modération. Un verre de vin à chaque repas n’est pas néfaste mais suffisant. L’alcool n’apporte ni protéines, ni lipides, il n’est pas indispensable et s’il désinhibe, il ne réchauffe pas. C’est une idée reçue.
Les boissons sucrées ne sont évidemment pas conseillées aux diabétiques.

Le sel

Il faut en limiter la consommation, notamment pour ceux qui souffrent d’hypertension artérielle. Par effet mécanique, le sel va favoriser la haute tension. Il appelle l’eau également, ce qui favorise la rétention d’eau.

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Thermes de Lons : rhumatologie et remise en forme

Avec plus de 1200 personnes accueillies d’avril à novembre, l’activité cure thermale en rhumatologie reste emblématique de l’établissement. En parallèle, depuis la mise en service du spa en 2007, la remise en forme poursuit sa progression

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Photos Participe Présent / D. Lacroix © 2009

La rhumatologie concerne une population relativement âgée, « mais, souligne Alexandre Blois le directeur du site thermal lédonien, on a de plus en plus de personnes de 45-50 ans qui viennent en cure soit après un accident pour de la réadaptation, soit dans un contexte de stress. »
Avec son établissement à échelle humaine, Lons est réputé pour son ambiance familiale, sympathique, à proximité d’un cœur de ville dans un parc des Bains de 7 hectares. On reconnait à l’eau lédonienne une action neuro-stabilisatrice sédative et antianémique. «Durant une cure, on réduit significativement la prise de médicaments avec effet décontractant. »
« Pour tous les problèmes de motricité et de mobilité, on apporte beaucoup de confort et de réconfort » assure Alexandre Blois qui constate que les curistes n’ont pas le même aspect lorsqu’ils arrivent et lorsqu’ils repartent. « Pendant 18 jours on les oblige à bouger, on les stimule. »
Une matinée de curiste c’est deux heures de soins programmées le matin entre 6h30 et 12h30. Selon la prescription médicale, le parcours est individualisé avec une douche au jet, un aérobain en baignoire individuelle, un enveloppement de boue local ou général, et en parallèle des soins en kiné, massages individuels ou séances collectives en piscine.
Depuis l’ouverture du spa en septembre 2007, l’activité remise en forme s’est considérablement développée. « Auparavant, les cures représentaient 80% de notre activité, aujourd’hui ce n’est plus que 50% » note Alexandre Blois. Ce spa d’une quarantaine de places avec cinq cabines de soins en hydrothérapie et l’institut de santé beauté a considérablement boosté cette activité moins saisonnière.
Dans les deux cas, cure et remise en forme, le public est à 85% jurassien, le reste se partage entre la Saône-et-Loire, la Côte-d’Or et l’Ain.

Michel Lacroix, médecin thermal à Lons-le-Saunier:
« Une cure c’est un ensemble thérapeutique complexe »


L’eau chlorurée sodique, riche en magnésium, fait la réputation de l’établissement thermal lédonien. Ses vertus sont évidentes mais restent mystérieuses. Pour ce médecin thermal qui exerce à Lons depuis une trentaine d’années, ce qui compte ce sont les effets constatés sur les patients dans la durée.
« On ne peut expliquer l’effet d‘une cure thermale au niveau moléculaire. Pour l’arthrose par exemple, on sait que ça marche mais on ne sait pas pourquoi . On constate qu’une cure a une action au niveau anti-inflammatoire, le même effet qu’on obtiendrait après trois semaines de prise de médicament. On a démontré par contre l’effet bénéfique pour les contractures musculaires et toutes les raideurs articulaires. »
« Une cure c’est un ensemble thérapeutique complexe. Dans l’eau salée, les mouvements sont facilités, sans douleurs. L’application des boues déshydratée de Sardaigne, reconstituées avec l’eau lédonienne, a un effet décontractant, activateur de circulation, tout comme les massages sous l’eau. La douche au jet stimule la masse musculaire. On constate que l’année qui suit une cure, la personne souffre moins, prend donc moins d’anti-inflammatoires et consulte moins souvent son médecin. Tout le monde est gagnant ! »
La cure thermale « Rhumatologie » (18 jours de soins) est prise en charge par la sécurité sociale. Il faut au préalable l’avis du médecin conseil de sa caisse d’assurance maladie. Une cure est médicalisée, chaque curiste est vu à trois reprises par un médecin.

Thermes Valvital, Parc des bains
BP 181 – 39005 Lons-le-Saunier cedex
Tél : 03 84 24 20 34 – E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Site internet : www.valvital.eu

La centrale d’information et de réservation du groupe Valvital (9 stations thermales) est installée à Lons :
Tél : 03 84 24 51 60 / E-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

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Dossier mémoire

La mémoire s’use si l’on ne s’en sert plus

Pour évoquer l’entretien de la mémoire, le comité d’éducation à la santé du Jura est l’interlocuteur idéal.

Il est à l’origine d’un outil de travail devenu une référence nationale, un classeur intitulé « La mémoire en éveil » que bien des ateliers mémoire utilisent aujourd’hui, en France comme à l’étranger.

Pour en parler, Maggie Chevassu, animatrice au CODES et Stéphanie Chariot-Auchère, neuropsychologue au CHG de Lons

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Avant de s’intéresser à l’entretien de sa mémoire, il est primordial de comprendre comment fonctionne nos différentes mémoires.

La mémoire sensorielle ou perception

Ce sont les informations que l’on perçoit grâce à nos sens : une image, un son, une odeur... Elles ne restent dans notre cerveau qu’une demi-seconde. C’est le passage obligé pour un éventuel stockage en fonction de la pertinence de l’information. C’est l’attention que l’on porte à une information qui permet de la filtrer, sans elle pas de mémorisation possible, pas de passage dans :

La mémoire à court terme ou mémoire de travail

L’information reçue ne reste que de 1 seconde à 1 minute environ. Lieu où ces données sont manipulées et transformées. C’est là que l’on mémorise un numéro de téléphone, un visage, un itinéraire.
La répétition d’une même donnée joue également un rôle dans la mémorisation. La consolidation passe aussi par le sens qu’on donne à un (futur) souvenir.

La mémoire à long terme

Les données y ont une durée qui peut aller de 30 secondes à toute la vie. C’est le lieu où s’archivent et se classent les données enregistrées. Nous y emmagasinons les événements signifiants de notre existence, le sens des mots, un savoir faire ou une pratique manuelle.

Elle est de plusieurs types :

La mémoire déclarative, ce que l’on peut verbaliser, est elle-même divisée en deux
- d’une part la mémoire épisodique qui regroupe les souvenirs intimes, les événements que l’on a personnellement vécus, dont on connait le contexte
Ex : un deuil familial, tel anniversaire, son examen du bac
-d’autre part la mémoire sémantique ou collective, qui est la part de connaissances, de culture générale. On ne se rappelle pas forcément quand on l’a appris ni où précisément
Ex : Paris est la capitale de la France
La mémoire implicite, ce que l’on ne peut pas verbaliser
Ex : l’apprentissage du vélo, la conduite, l’habileté manuelle, la reconnaissance des couleurs…

L’information captée par nos sens suit donc trois étapes majeures :

L’encodage (ou captation) qui est l’enregistrement de l’info dans la mémoire à court terme grâce à une analyse pas obligatoirement consciente. L’encodage se fait grâce à la concentration et à nos cinq sens. Il vise à donner un sens à la donnée à remémorer. Il tient souvent compte du contexte émotionnel. Il est effectivement plus facile de se rappeler un fait qui nous a marqué sur ce plan.

Exemple, beaucoup de personnes se souviennent de ce qu’elles étaient en train de faire lorsqu’elles apprirent les attentats du 11 septembre 2001.

Le stockage (ou fixation) qui est le maintien des données dans la mémoire à long terme. Plus un souvenir sera codé, structuré, organisé plus il sera facile à retenir.

La récupération (ou restitution) qui est la capacité à accéder aux informations maintenues et disponibles en mémoire. De la profondeur de l’encodage dépend la bonne récupération.


Les ateliers mémoire, la gym du cerveau

Créés en 2002 à Lons, ils entrent dans leur 8e cycle cet automne. Leur succès est aussi celui du classeur mis au point par la CODES : « la mémoire en éveil » est un programme, ludique et tonique

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Maggie Chevassu (photo de droite © Participe Présent) peut témoigner de l’engouement suscité par les ateliers mémoire, elle qui assure ces animations devant une quarantaine de personnes chaque semaine au centre social de Lons.

« L’objectif est de les remettre en phase avec leur âge, de leur montrer ce qu’elles peuvent faire à leur âge. Elles veulent souvent se rassurer sur leurs possibilités. »
L’heure de la retraite est souvent synonyme de rupture avec une activité qui activait la mémoire. La vie professionnelle est une période où la mémoire est toujours sollicitée, stimulée donc entretenue. Certains pensent se maintenir en faisant des mots croisés ou en jouant au scrabble mais l’exercice, souvent répétitif est insuffisamment diversifié.

Ces ateliers concernent des personnes volontaires, dynamiques, autonomes et en bonne santé qui ont souvent perçu l’utilité préventive. « C’est la peur d’Alzheimer qui fait venir » reconnaît Maggie Chevassu qui ajoute au programme élaboré son énergie personnelle.

Les personnes –des femmes en majorité- qui participent se piquent souvent au jeu, par plaisir. « On organise une petite compétition positive, un palmarès c’est motivant mais il ne faut pas insister sur cet aspect qui peut bloquer certains. » C’est au contraire la dynamique de groupe qui doit fonctionner et conduire chaque participant à réaliser que l’on peut apprendre à tout âge, au lieu d’imaginer que l’âge fait régresser ses connaissances.

« Souvent quand les personnes arrivent en fin de 2e cycle (les ateliers sont sur 2 ans), elles se sont lancées dans d’autres activités annexes. Mais l’attachement à cet atelier et la demande sont si forts que l’on va démarrer une 3e année ! »

Renseignements au CODES du Jura : 03 84 47 21 75
Il existe aussi de nombreux ateliers mémoire dans le département, renseignez vous auprès du CLIC de votre secteur (voir pages 18-19) ou auprès de votre mairie ou votre centre d’action communal ou intercommunal


« Une bonne mémoire, c’est d’abord une bonne hygiène de vie »


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Photo Participe Présent / D. Lacroix © 2010

Pour Stéphanie Chariot-Auchère, le capital mémoire cela s’entretient d’abord par un sommeil de qualité. « Pour mieux consolider ses souvenirs, il faut un sommeil naturel. Les somnifères jouent un rôle délétère en raccourcissant la phase de sommeil paradoxal.
Pour mieux apprendre ou mieux mémoriser, il faut aussi un contexte favorable. L’envie, le plaisir, l’attention en font indéniablement partie. Ajoutons-y du sens pour améliorer la compréhension de ce que l’on apprend.
Avec le vieillissement, vient la difficulté d’apprendre et de récupérer spontanément ses souvenirs. Ce ralentissement est normal et plus global, il est à la fois intellectuel et physique.
« Le secret c’est de mieux enregistrer pour mieux récupérer. Pour cela on peut utiliser des trucs mnémotechniques : regrouper les chiffres d’un numéro de téléphone par 3 ou 4, écrire une information pour mieux la retenir… La curiosité intellectuelle joue un rôle important. Plus on va faire travailler son cerveau, plus on va créer de connections et plus longtemps on les gardera actives. »
La neuropsychologue lédonienne a travaillé sur le classeur la Mémoire en éveil, car il est important selon elle « d’apprendre en s’amusant ».

Stéphanie Chariot-Auchère est neuropsychologue au CHG de Lons. Elle s’occupe de l’une des deux consultations mémoire du département. La seconde est à Dole au CHG Louis Pasteur. Une troisième pourrait voir le jour à Saint-Claude en 2010

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Ces troubles du sommeil qui nous perturbent la vie

Le sommeil est un besoin physiologique qui occupe un temps considérable dans notre existence. Chez l’adulte le sommeil est organisé en cycles de durée variable, avec alternance de phases, sommeil lent léger ou profond et sommeil « paradoxal » nommé ainsi car l’activité électrique du cerveau est proche de celle de l’éveil. Les troubles du sommeil sont multiples.

Ils se traduisent par des perturbations tantôt durables de la qualité du sommeil (dysomnie), ou de la quantité (insomnie, hypersomnie) tantôt passagères en raison par exemple du décalage de l’horloge biologique. Ils peuvent également se manifester par des phénomènes anormaux comme le somnambulisme, les cauchemars, ou les terreurs nocturnes ; ce sont alors les parasomnies.

Les grands pourvoyeurs des troubles du sommeil sont les affections organiques. Nous pouvons citer toutes les maladies graves en particulier celles où la douleur est intense ou gênante par exemple les mouvements périodiques nocturnes, sans omettre les troubles psychiques, la dépression, l’anxiété et les psychoses. D’autres facteurs peuvent perturber le sommeil ; ce sont les facteurs aggravants comme la prise de médicaments, une mauvaise hygiène de vie, les excitants : caféine, alcool, tabac, sans omettre le travail en poste.

Combattre les idées fausses

L’approche thérapeutique des troubles du sommeil induits ou primitifs nécessite du temps.
Le clinicien doit d’abord écarter l’insomnie comportementale liée à la peur de ne pas bien dormir, car dans la majorité des cas, il ne sera pas nécessaire de recourir à des examens complémentaires, phénomène fréquent chez les personnes habituées à s’endormir chimiquement.

Cette précaution prise, l’éducation du patient est essentielle et consiste d’abord à combattre les idées fausses sur le sommeil, à rappeler qu’il n’existe pas de norme générale en nature de durée du sommeil et que chacun a sa typologie : les dormeurs courts, moyens ou longs. L’état du patient au réveil est un bon critère pour évaluer la rentabilité du sommeil. Toute personne qui se sent en forme au lever et dont le fonctionnement est satisfaisant au cours de la journée doit être considérée comme ayant un sommeil suffisant tant du point de vue quantitatif que qualitatif.

Pour les autres, un intérêt particulier doit être porté aux conditions de sommeil : qualité de la literie, bruit, lumière, température de la chambre, ronflements ou agitation du conjoint, télévision, phase lunaire etc.…

Enfin, il faut combattre certaines erreurs diététiques comme la prise d’alcool, thé, café voire certains médicaments après 16 ou 17 h.

Le soir, l’objectif est à la relaxation (aller au lit) et à l’inverse, le matin, il s’agit de favoriser la stimulation (sortir du lit !) bref, veiller à la régularité.

Rappelons que les anxiolytiques sont des dépresseurs respiratoires, ils ne favorisent pas l’endormissement à l’instar des hypnotiques. Leur prescription peut se révéler dangereuse, en particulier sur le plan de la vigilance et de la mémoire. Ils sont enfin délétères en cas de troubles du sommeil par apnées.

Quant aux stimulants de l’éveil, ils se révèleraient plus efficaces sur l’insomnie des personnes âgées que les sédatifs !

Hypersomnie : quantité ne signifie pas qualité

L’hypersomnie par syndrome des apnées du sommeil (SAS) se traduit par une somnolence diurne excessive, à bien différentier de la fatigue. Le sujet ressent des envies irrésistibles de dormir en cours de journée alors que le sommeil durant la nuit lui paraît suffisant voire plutôt long : la quantité ne compense plus la mauvaise qualité du sommeil, déstructuré sous l’effet des apnées.
Pour évaluer le degré de somnolence diurne, un simple questionnaire donne une première indication de sévérité. En cas de troubles du sommeil avéré, un enregistrement polysomnographique peut être alors pratiqué. Pendant une nuit complète, le patient est équipé de différents capteurs qui enregistrent l’historique du sommeil et de la respiration à la recherche de pauses respiratoires éventuelles, symptomatiques du SAS. Les formes graves nécessitent la mise en place d’une ventilation nocturne en pression positive continue à l’aide d’un générateur.

Des conseils pour les ronfleurs

Pour les formes peu sévères ou les simples ronfleurs, quelques conseils peuvent suffire :
- éviter de dormir à plat dos
- éviter les somnifères, les anxiolytiques, l’alcool le soir et un diner copieux.
- maigrir
- surélever la tête du lit
- avoir une activité physique régulière
- augmenter la durée du sommeil nocturne, faire la sieste
- consulter un ORL en cas d’obstruction nasale antérieure

Avec la participation des Dr Pascale Baudet-Saucet, chef du pôle gériatrie au centre hospitalier de Lons et Jean-Philippe Dubouis, spécialiste référant sommeil

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Fortes chaleurs et insuline : une liaison dangereuse

L’été 2010 s’annonce problématique pour 600 000 diabétiques en France qui doivent voyager avec leur insuline. Une société commercialise des solutions de transport qui résolvent le problème de refroidissement
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Ci dessus à gauche: Le Pen Plus, une trousse réfrigérée idéale pour le voyage - Photo de droite:le Medicooler, pratique pour le transport frigorifié de l'insuline

De grosses chaleurs ont déjà été enregistrées en France ces dernières semaines et le système d'alerte canicule et santé (SACS) a été activé le 1er juin. Cette canicule affectera beaucoup de diabétiques qui doivent garder leur insuline au frais pendant leurs vacances.

La canicule et le problème insidieux de l’insuline
Quelques 600 000 diabétiques en France utilisent de l’insuline injectée. Si l'insuline est exposée à des températures extrêmes, elle est endommagée et perd très vite son efficacité. Ceci est une préoccupation majeure pour les diabétiques quand la température ambiante est élevée.
Un des problèmes de l’insuline est que quand elle est exposée à de fortes chaleurs, elle ne change pas d’allure mais est tout simplement moins efficace, ce qui veux dire que pendant des périodes de chaleur très fortes, un diabétique s’injecte très souvent avec de l’insuline périmée sans le savoir, ce qui affecte profondément son traitement.
Il est impératif que l’insuline soit gardée au frais en tout temps et sous toutes circonstances.

La société MedActiv a développé 3 solutions spécifiques pour le stockage et le transport de l’insuline pendant une canicule.
Des technologies de pointe qui suivent les recommandations internationales

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Le Poucho:
un sac isotherme qui maintient l'insuline au frais pendant 4 jours sans électricité

Les sacs Poucho utilisent des cristaux de gel qui refroidissent l'insuline lorsqu'ils sont mis en contact avec de l'eau.
Pour activer le Poucho il suffit de l'immerger dans de l'eau pendant 90 secondes. Les cristaux dans les panneaux du Poucho se transforment en gel qui reste frais pour quatre jours en s'appuyant sur un processus d'évaporation.
Lauréat du Prix du Ministère de la Défense au Concours Lépine 2010, le Poucho permet de transporter l’insuline en toute sérénité lors de voyages, au travail ou en vacances.

Le PenPlus, un nouveau confort pour les diabétiques en voyage
Le PenPlus est une trousse réfrigérée traditionnelle avec un pain de glace. « En tant que diabétique et utilisateur personnel de solutions pour le transport de l’insuline, j’étais systématiquement déçu par énormément de produits que j’achetais à travers les réseaux de vente traditionnels. Nous nous sommes donc fait plaisir en redessinant les trousses pour qu’elles soient parfaites. Le PenPlus est un produit dessiné par des diabétiques pour des diabétiques » dit Dr Diegel, directeur des recherches chez MedActiv.
Lauréat de la Médaillé d’Or du Ministère des Sports et de la Jeunesse au Concours Lépine 2010, le PenPlus utilise une nouvelle génération de pains de glace chimique qui ne transpire pas et qui a un point de décongélation plus long que les pains de glace traditionnels.

Le MediCooler, plus petit frigo au monde, pour transporter l’insuline
Léger et portable, le MediCooler se branche sur le secteur ou sur l’allume cigare de la voiture pour assurer que la température de l’insuline est maintenue de manière continue entre 2 à 8°C. Primé avec le Prix « Handicap 2010 » au Concours Lépine 2010, le MediCooler utilise une technologie thermoélectrique pour gérer la température de l’insuline. Un préréglage de la température empêche l'unité de se refroidir au-dessous de 2°C et évite ainsi la congélation des médicaments. Le MediCooler est vraiment une solution parfaite pour les longs voyages en voiture ou pour garder de l’insuline au bureau.
Pour Uwe DIiegel, le créateur de la société, MedActiv représente un investissement personnel. « En 2003, mon frère a failli mourir suite à un incident ou son insuline a été congelée par erreur dans un hôtel. J’ai donc lancé cette société pour des raisons qui tiennent plus du personnel que du business. MedActiv est pour moi l’expression ultime de l’innovation au service de la santé. Si les produits de MedActiv sont si populaires, c’est par ce que ce sont des produits dessinés par des diabétiques pour des diabétiques et que pour chaque pathologie que nous approchons, nous parlons directement avec les utilisateurs pour vraiment cerner leurs besoins. »
La gamme est consultable en ligne sur le site www.medactiv.fr

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