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Une logique de péréquation va désormais devoir guider l’aménagement du territoire rural en matière de santé

Acteur incontournable de l’organisation de la santé, la Mutualité Française est devenue un interlocuteur pour les collectivités qui veulent confier les établissements de santé à un gestionnaire compétent et concerné.

Ses atouts : un savoir-faire indéniable, la qualité des soins, la volonté de travailler en complémentarité avec des médecins libéraux et la capacité de gérer économiquement un centre de santé, tout en garantissant la succession des médecins partants. Une offre rare par les temps qui courent.

Dans le Jura, la Mutualité Française est bien implantée avec 5 centres de santé dentaires, un laboratoire de prothèses dentaires, 5 centres d’optique, 3 centres audioprothésistes, un centre de soins infirmiers, une pharmacie mutualiste, 2 Ehpad, un foyer-logement, 8 relais d’assistantes maternelles et un service de gestion de garde d’enfants en horaires décalés (lire le sujet sur Mahmique).

Au total ce sont 242 salariés qui forment la Mutualité Française du Jura dont le budget avoisine les 20 millions d’euros. 

Son réseau et son savoir-faire l’ont placée parmi les acteurs de santé majeurs du territoire. Elle a su aussi développer une capacité d’adaptation aux conditions économiques actuelles : 

« Je suis convaincu qu’il y a un transfert du financement de la santé, explique Jacques Seguin, président de la Mutualité Française du Jura, les collectivités vont continuer à soutenir le secteur de la santé mais elles investiront de moins en moins et ne subventionneront bientôt plus. »

Pour le dirigeant mutualiste, une logique de péréquation va devoir guider l’aménagement du territoire rural : pas de services ou d’équipement partout mais un maillage cohérent à l’échelle d’une communauté d’agglomération, de communes ou d’un canton. Cela vaut pour les lotissements, les équipements scolaires et sportifs, les médiathèques ou les zones d’activités. Rien ne sert d’en mettre partout, il vaut mieux s’accorder pour élaborer un réseau intelligent.
Il en va de même pour les maisons et les centres de santé. Rien ne sert d’ajouter de la concurrence, il faut compléter, organiser et amener aussi des spécialités et des professionnels de santé qui élargiront l’offre.

« Un centre de santé peut être une tête de réseau qui travaille en intelligence avec des structures médicales satellites dans une stratégie de territoire donnée » explique encore Jacques Seguin.

 

Lons, un projet intéressant

Plusieurs villes réfléchissent actuellement pour mener à bien un projet structurant. C’est le cas de Lons-le-Saunier qui connaît des problèmes de démographie médicale à la fois en généralistes et en spécialistes. La ville-préfecture a pour projet un pôle de santé à mi-chemin entre le centre ville et les quartiers périphériques. Pour l’instant les élus prospectent, étudient ce qui pourrait être la meilleure des solutions, consultent tous les acteurs locaux. Rien n’est encore décidé.
Ce projet de pôle, la Mutualité Française du Jura est en mesure de le gérer seule ou en partenariat d’une structure libérale.

« Le meilleur outil pour développer une offre de santé sur un territoire, c’est le centre de santé. 

Pour la Mutualité Française Jura, les priorités sont l’accès aux soins et la qualité de la prise en charge. Il y a bien d’autres organismes capables de gérer des maisons médicales, mais c’est une autre chose de le faire sans dépassement d’honoraires et en appliquant systématiquement le tiers payant. »

La Mutualité Française se présente comme «  un acteur de proximité, une gouvernance de terrain ». 

« Notre but est de bâtir des projets de santé qui ont un sens, résume Jacques Seguin. On voit beaucoup de maisons médicales qui se construisent mais qui ne reposent sur aucun projet cohérent de territoire. Souvent elles sont vides ! »

L’une des forces de la Mutualité Française est de prendre la responsabilité d’assurer le renouvellement de tous les professionnels qui travaillent dans un centre de santé.

 

La prévention en soutien aux entreprises

La Mutualité Française estime que la prévention doit être aussi inscrite dans tout projet d’équipement de santé. Un centre ou un pôle doit pouvoir répondre dans ce domaine aux problématiques liées à l’environnement ou aux conditions de travail.  

« En matière de santé aussi, estime Jacques Seguin, il faut viser l’excellence et élargir les champs d’action. »

Par exemple ? « Nous savons travailler en partenariat avec les chefs d’entreprise pour tous les déterminants sociaux, ceci leur permet d’anticiper les problèmes en amont, de réduire à terme les arrêts ou les accidents de travail» 


Des centres de santé pas des dispensaires

Quand la Mutualité parle d’accès aux soins pour tous, cela ne signifie pas le retour des dispensaires. « Il faut lever ce cliché, résume Jacques Seguin, car ce ne sont pas les plus précaires qui ont un réel problème d’accès aux soins : ils ont accès aux minimas : RSA, CMU … »

Le problème se situe avec les personnes victimes des effets de seuils. Elles gagnent juste assez pour ne pas avoir droits aux minimas sociaux, mais elles n’ont pas assez d’argent pour faire face à toutes les dépenses. Celles-ci font souvent l’impasse sur les dépenses de santé non urgentes. 

 

Un autre problème d’accès est le manque de généralistes. Ceux qui sont en place ne peuvent plus prendre de patients en tant que médecin traitant. Il y a aussi un déficit criant en spécialistes. Les délais pour obtenir un rendez-vous sont très importants ou il faut consulter loin.


L’autre objection que l’on peut opposer aux centres de santé est leur dépendance parfois aux subventions. La Mutualité Française ne souhaite pas s’engager dans cette voie. Son modèle économique tient à s’affranchir des subventions de fonctionnement pour permettre à l’établissement de se pérenniser. 

 

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