L'actualité à suivre
Fêtes de fin d’année et permanence des soins des médecins généralistes
- un numéro d'appel régional 3966 avec une réponse téléphonique assurée par un médecin généraliste régulateur.
- une réponse tous les jours à partir de 20h jusqu’à 8h du matin, les week-end (du samedi midi au lundi 8h) et les jours fériés et fêtes.
MGFrance rappelle les règles de bonne utilisation des services de garde et d'urgence qui permettent à la population d’obtenir un service efficient aux demandes de soins :
pour les urgences vitales appeler le 15, pour les demandes de soins et les conseils médicaux appeler le 3966.
Dr Pierre BOBEY, président de MG France / Franche Comté
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39 66, le numéro qui innove Connaître le fonctionnement du 39 66 en Franche Comté se reporter au dossier du n°8 de Participe Présent en vente actuellement. Vous lirez notre reportage au sein du centre de régulation du CHU de Besançon avec notamment l'interview de Christophe Gevrey qui fut le premier président de l'ACORELI, association comtoise de régulation libérale.
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DOSSIER "SOS MÉDECINS" à lire actuellement pour tout savoir sur le danger de désertification médicale (14 pages dans le n°8)
pour le massif jurassien
Les éditions du Jura lancent un nouveau média à l’échelle du massif jurassien, Nordic Magazine, qui, pour la première fois, va couvrir l’ensemble du territoire, au-delà des frontières administratives. Il arrive le 15 décembre.
En effet, outre une présence sur les trois départements français, seront également pris en compte les cantons du Jura suisse : Jura, Neuchâtel et Vaud.
Cette démarche novatrice va renforcer le sentiment auprès de la population d’appartenance à une même montagne. Les touristes, eux, pourront, sans restriction, en découvrir toutes les richesses.
Nordic Magazine, c’est un magazine gratuit, de 100 pages, dédié à l’esprit nordique sous toutes ses formes. Il est composé de quatre parties :
- Le sports, avec de longs articles pour mieux connaître les champions jurassiens, ambassadeurs actifs
du territoire ;
- Les sites nordiques en France et en Suisse ;
- Les loisirs et la culture ;
- Le territoire, à travers son histoire, ses saveurs, sa faune et sa flore...
Il s’est également entouré d’une équipe de chroniqueurs prestigieux : Corinne Niogret, Emmanuel Jonnier, Alexandre Rousselet, Ferréol Cannard...
La Madeleine Proust signe une rubrique.
Nordic Magazine n’est pas qu’un magazine sportif. Son ambition est plus grande ; aussi le lecteur pourra-t-il découvrir des articles sur des entreprises, des femmes et des hommes exerçant un métier propre au massif jurassien ou encore des lieux à découvrir ou à mieux connaître.
www.nordicmagazine.info se veut le site “tout info” du nordique jurassien franco-suisse.
Nordic Magazine est déjà très actif sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter).
Nordic Magazine paraîtra quatre fois par an. Le premier numéro sera disponible le 15 décembre, en version numérique sur www.nordicmagazine.info et en version papier dans les offices de tourisme, es lieux touristiques, les hébergements, les magasins de sport spécialisés...
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Profitez de toutes
les offres qu'il contient !
Le Pass'Malin 2012 arrive. Il est valables pour toute l'année. Des tas de réductions dans les meilleurs restaurants du Jura, des prestations offertes, de nombreux avantages ... Bref, de quoi terminer l'année en beauté et bien lancer les fêtes ! Participe Présent sera partenaire de Pass'Malin toute l'année.
Pour tout renseignement: www.passmalin-jura.fr
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Sa raison d'être:
Pour les consommateurs: Dans un contexte économique tendu ou le consommateur qu'il soit local ou en séjour touristique est plus que jamais vigilant sur ses dépenses, le Pass'malin s'impose comme une alternative efficace à la frilosité ambiante.
Pour les partenaires: l'adhésion au concept Pass'malin permet de démontrer par des actes forts le dynamisme des acteurs économiques de notre territoire et de valoriser auprès des touristes l'image de la destination Jura.
• 39€ : valable 1 an à compter de sa date d'achat. Destiné à une clientèle locale, son prix volontairement bas et son contenu riche et varié permettra à son possesseur d'amortir son guide dès la première sortie.
• 15€ : valable deux semaines à compter de sa date d'achat. Les mêmes avantages que l'offre à 39€ mais limités à 15 jours. Cette formule s'adresse plus particulièrement à une clientèle touristique.
• Sur le site internet www.passmalin-jura.fr, (il vous sera livré par la poste sans frais de port)
• Dans tous les offices de tourisme du Jura.
| Latifa, Flavien, Kévin, trois jeunes adultes de l'Institut Médico-Éducatif de Saint-Claude se lancent dans le journalisme ! --------------------------------------------------- Ce projet a vu le jour au sein de l'atelier Espace Public Numérique animé par l'association C.I.T.E*. Cet atelier a pour but de perfectionner les participants aux techniques de l'informatique et d'entretenir les acquis scolaires. Ces trois jeunes adultes sont motivés et c'est avec plaisir que l'équipe du magazine Participe Présent leurs ouvre ses colonnes. "L' ESAT* et l' IME* vus de l'intérieur" sera le sujet abordé dans ce premier article. Au programme : interviews exclusives, recherche documentaire, prise de photographies, rédaction et synthèse autant de nouvelles tâches auxquelles nos jeunes reporters devront s'atteler. La rédaction leur souhaite bonne chance pour ce beau projet. --------------- *CITE : Centre d'Initiative Territoriale pour l'Economie du Haut-Jura (www.cite-haut-jura.fr) *E.S.A.T. : Établissement et service d'aide par le travail *IME : Institut Médico-Educatif |
Latifa, Kévin et Flavien avec une page du magazine que toute l'équipe de Participe Présent leur a offert lors de leur passage à notre rédaction à Lons-le-Saunier en septembre ******************************** Nous les suivrons durant plusieurs mois sur ce site où ils donneront de leurs nouvelles. Étape par étape, nous saurons comment progresse leur projet. Vous retrouverez donc périodiquement Latifa, Flavien et Kévin, nous trois reporters lancés dans un beau défi personnel. Vous pouvez les encouragez en leur adressant vos messages à : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Nous leur ferons parvenir |
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Nos trois reporters ont déjà bien avancé: " Bonne semaine et bon week-end
et à bientôt. "
Flavien, Kevin, Latifa |
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Impressions après l'interview : trop bien, beaucoup d'informations,difficulté pour la prise de note (dictaphone en panne !), bonne ambiance.
Il ressort de cet entretien : L'IME est une structure regroupant de nombreux corps de métier au service des jeunes adultes et fédérée autour de son directeur, garant du projet éducatif de chacun.
Philippe Lacroix : "J'ai souhaité mettre les relations entre professionnels ainsi que les relations entre professionnels, parents et enfants au coeur du dispositif".
Vous retrouverez tous les détails dans l'article à paraître sur Participe présent.
Nous avons également commencé à faire un reportage photographique, prise de clichés et traitement numérique des images.
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Latifa, Flavien, Kevin
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Concours d'écriture "Jean-Marie Garet"
Lancez-vous
dans l'écriture
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Si vous avez encore un doute, envoyez nous votre texte et nous vous guiderons. n'hésitez pas à demander notre aide.
Les autres prix (du 2e au 10e) seront dotés en beaux livres par les éditions Aréopage de Lons-le-Saunier.
Tous les participants recevront un abonnement de 1 an au magazine.
| DATE LIMITE D'ENVOI DES TEXTES : | 31 DÉCEMBRE (inclus) |
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Ce concours a été lancé en souvenir de notre ami Jean-Marie Garet, membre du Club des lecteurs et disparu il y a tout juste un an lors d'une randonnée en Slovénie. Grand lecteur, passionné de littérature et de poésie, épris de justice et de liberté, il nous a inspiré l'idée de la marche et du cheminement intérieur. Son épouse Marie-Andrée nous fait l'amitié d'être la marraine de ce concours dont elle présidera le jury.
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Pour ses 10 ans à Besançon-Micropolis jeudi 22 septembre, l’Observatoire Immobilier du Doubs (créé par l’Ordre des Notaires) a fait un état complet d’un marché qui repart timidement à la hausse
Les années de crise ont été dures pour le marché immobilier dont l’activité a été principalement soutenue par les mesures d’incitation fiscale dans le neuf. Dans l’ancien les prix repartent à la hausse après une baisse assez sensible en 2010. Ainsi le prix au mètre carré des maisons qui avaient baissé de 3.8% a augmenté de 7% pour atteindre un prix médian de 170 000 euros contre 160 000 l’an dernier. Des écarts demeurent cependant très important entre les différentes zones. En effet à Besançon comme dans la région de Morteau ou dans la zone urbaine de Pontarlier le prix médian dépasse les 200 000 euros alors que dans le même temps il est inférieur à 150 000 euros dans les zones de Baume les Dames et de Montbéliard. Dans le neuf (dont les prix n’ont cessé d’augmenter en particulier pour des raisons réglementaires) les prix ont pris 10 % sur les douze derniers mois. De ce fait si les notaires du département enregistrent un ralentissement des transactions depuis quelques mois, ceux-ci restent globalement optimistes. D’autant qu’ils anticipent une forte reprise –voire un « emballement »- d’ici la fin de l’année du fait « de la réforme des plus-values et de la diminution des avantages fiscaux du dispositif Scellier».
Cependant dans un tiers des cas, il s’agit d'une mutation spontanée du gène mis en cause, ce qui signifie que le porteur est le premier dans la lignée familiale.
L’allèle du gène altéré à l’origine du syndrome de Marfan ne fabrique pas de manière satisfaisante la fibrilline, une protéine nécessaire à la cohésion des organes entre eux. L’altération de la fibrilline affecte donc essentiellement les tissus conjonctifs de l’organisme ( c'est-à-dire les tissus de soutien) et par conséquent n’assure plus correctement la cohésion des organes, fragilise les os, les muscles, tendons, mais également les vaisseaux.
C’est pourquoi l’on parle de Syndrome, c'est-à-dire d’un ensemble de symptômes associés, dits majeurs, qui lorsqu’ils sont associés permettent d’orienter vers le diagnostic Marfan. Seul cependant, l’étude génétique autorise à poser quasi définitivement le diagnostic.
Généralement cette maladie se manifeste par des signes divers, associés ou non et de gravité variable, mais souvent évolutive.
Les principaux symptômes
Cœur : Aorte distendue et fragilisée favorisant la formation d’anévrysmes ou des risques de dissection, nécessitant souvent la prise de béta-bloquants à vie, voire une (ou des) intervention(s) chirurgicale(s).
Yeux : luxation des cristallins, voire même décollement de la rétine, glaucome...
Actuellement, il n’est pas possible d’envisager une greffe de cristallin qui est possible dans d’autres pathologies.
Poumons : risque de pneumothorax récidivants
Ligaments/muscles : distendus, lâches.
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Les personnes atteintes par cette maladie ont une morphologie souvent atypique :
N’oublions pas que les ligaments relient notre système musculo-squelettique, que parmi nos muscles il y a aussi notre cœur, l’utérus. N'oublions pas non plus que les yeux sont également reliés par ces tendons, ainsi que nos mains.
Squelette : la croissance des os est perturbée. Cela peut entraîner la formation de scolioses, un problème de hanches et parfois la déformation du thorax. La personne atteinte peut aussi présenter des traumatismes d’ordre esthétique, ce qui agit sur l’estime de soi.
Téguments : possibilité d’apparition de vergetures, notamment à l’adolescence.
L’AFSM (Association Française du Syndrome de Marfan) a été créée en 1995, elle a organisé un colloque national le 12 mars 2011 à la Porte de Charenton à Paris.
Jusqu’à aujourd’hui cette association avait une activité essentiellement consacrée à la communication et au soutien des patients et de leur entourage.
A ce jour, elle est en mesure de mettre en place, par ses propres fonds, le financement de la recherche scientifique ; elle travaille en étroite collaboration avec le Centre de Recherche de Référence à l'Hôpital Bichat.
Son objectif ambitieux est de financer un projet de recherche qui doit s’étaler sur trois ans : développer une base de données internationale de toutes les mutations des gènes impliqués dans ce syndrome. Cette base serait à disposition de tous les médecins, biologistes, généticiens et chercheurs concernés ; elle contiendra tous les éléments de recherches approfondies sur les raisons de la variabilité extrême des signes cliniques, associés aux différentes mutations d’un même gène.
Cet outil facilitera le travail de recherche et de comparaison des mutations grâce à des outils d’analyse informatisés et permettra de poser plus rapidement un diagnostic. Cela facilitera aussi la détection précoce des patients les plus exposés aux complications cardio-vasculaires.
Un projet de 100 000 euros
L'association compte aujourd'hui 400 adhérents. Si chacun d'eux sensibilise 50 personnes de son entourage (famille, amis, relations, entreprises, commerçants..) à verser 5 € (ou encore 10 € à 25 personnes), ou… peu importe, ne serait-ce que l’euro symbolique, ce projet de 100 000 € pourra aboutir.
Il existe d'autres façons de récolter des fonds pour le projet.
Ces actions et bien d'autres (concerts, lotos, vide-greniers...) sont bien évidemment menées sous couvert de l’association et en aucun cas en nom propre.
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AFSM et apparentés 6 rue de la République
78600 Maison-Lafitte
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Dans un communiqué publié le 24 mars, le réseau Périnice (1er réseau sur la prise en charge de l’incontinence en France) tire la sonnette d'alarme devant la recrudescence des pathologies urinaires de la femme due aux nombreux messages sur les bienfaits de l’eau. Selon Périnice en effet: boire trop d’eau (plus d'un litre et demi de liquide par jour) devient un réel problème de santé publique qui précipite de nombreuses femmes dans le handicap social de l’incontinence urinaire. Notamment à l'approche des beaux jours où les petites bouteilles d'eau vont commencer à fleurir dans les sacs et au bureau.
6 millions de femmes incontinentes en France,
En effet l’incontinence, maintenant considérée à juste titre comme un handicap à part entière, concerne 6 millions de femmes en France tous âges confondus, avec un pic de fréquence chez la femme très jeune et un autre chez la femme en péri-ménopause.
Principale cause : trop boire sans uriner. Principal remède : moins boire et uriner plus souvent.
Boire abondamment de l’eau sans uriner en conséquence, indique Périnice, détruit la fonction vésicale en distendant la vessie et peut provoquer : fuites, incontinence, urgences mictionnelles, levers nocturnes multiples, cystites à répétition, infections urinaires à répétitions, reflux vésico urétéraux, insuffisance rénale, troubles du sommeil, de l’humeur, dépression, marginalisation, handicap social etc.
L’incontinence qui est aussi un des premiers motifs d’institutionnalisation de la personne âgée en France, représente un coût pour la personne et la société. Le marché des protections non remboursées est évalué en France, à près de 200 millions d’euros. Le coût des protections pour une personne est compris entre 40 et 150 euros par mois.
Informer les professionnels de santé et le grand public
Des méthodes diagnostiques et thérapeutiques, au sein d’une prise en charge multidisciplinaire de qualité, seront exposées aux acteurs de santé de proximité qui œuvrent quotidiennement au contact du patient incontinent et de façon pragmatique (médecins traitants, infirmières, kinésithérapeutes, pharmaciens, institutions, spécialistes du réseau…).
Le réseau de soins Périnice est agréé par la Haute Autorité de Santé, est soutenu par l’Agence Régionale de Santé.
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Statistiques établies avec Google Analytics Les chiffres-clés
de la fréquentation
• 10'04" : c'est le temps moyen passé par nos internautes de la région Franche-Comté / Bourgogne sur les pages de www.participepresent.net • 3082 : record de visites en 1 jour (13 janvier 2011) • 22639 visites de la région Franche-Comté/Bourgogne |
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• Total des visites = 31479 • Visiteurs uniques = 17438 |
• Visites France = 29889 • Pages lues = 73668 |

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Les participants réunis autour de Mme Ghilbert-Bezard, directrice de cabinet de Mme la Préfète et de MM. Poncet et Roux (photo Marc Pistoresi / DDT du Jura)
Vendredi 21 mai 2010 a eu lieu la journée des IDSR, Intervenants Départementaux de Sécurité Routière. Réunis à la Direction Départementales des Territoires à Lons. Autour des différents IDSR, déjà en activité ou en cours de formation, il y avait réunis les représentants de la police, de la gendarmerie et de la DDT. Il s'agissait d'une réunion de travail destinée à faire le point sur les interventions déjà réalisées, répondre à toutes les questions des intervenants et leur donner toutes les informations nécessaires à une meilleure diffusion du message de sécurité routière.
Participe Présent partenaire de la Sécurité Routière
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A partir du prochain numéro (N°2, juin 2010), nous publierons chaque trimestre une double page destinée aux usagers des routes jurassiennes, seniors ou non, professionnels de la route ou pas, automobilistes, motards, cyclistes ou piétons. Dans cet espace, des conseils, des témoignages, des rappels de règles basiques mais trop souvent oubliées, des actions, et des reportages. Sur ce site vous suivrez pas à pas ce partenariat avec des rubriques complémentaires, des compte-rendus et des statistiques. Le Club des lecteurs du magazine et ses 80 adhérents s'investit également pour cette action. Vous aussi vous pourrez participer en apportant vos témoignages, vos suggestions pour une route plus sure. N'hésitez pas : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
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Pour en savoir plus : www.cluny2010.eu / www.juramusees.com / www.festival-jura.com-
NOVEMBRE 2009
FNADEPA: un colloque pour valoriser les métiers de l'accompagnement du grand âge
"Nous devrions être largement fiers de nous"
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Alain Hugues et Marie-Guite Dufay (photo de gauche) ont ouvert le colloque devant 160 personnes le 17 novembre à la Maison de l'économie à Besançon
Le colloque organisé par la Fédération Nationale des Directeurs d'établissements et services pour Personnes Agées - Franche Comté s'est déroulé mardi 17 novembre à la Maison de l'économie à Besançon. A l'invitation d'Alain Hugues, président de la FNADEPA régionale, Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil régional a ouvert les travaux le matin devant 160 participants.
De nombreux intervenants ont contribué à la qualité de cette journée consacrée à la valorisation des métiers de l'accompagnement du grand âge. Premier à la tribune, Bruno Chignier (Ehpad d'Equevillon) a évoqué avec beaucoup d'humanité la rétrospective et l'évolution de ces métiers classiques de l'accompagnement et par là même des établissements. "Nous avons été traumatisés par 2003, on a pu voir ce que donnait une simple variation climatique." Aujourd'hui, c'est l'arrivée en masse de personnes déboussolées, très diminuées mentalement notamment par la maladie la plus connue celle d'Alzheimer. "Nous sommes désarmés devant eux. Il faut le dire: nous ne savons pas." Avec des outils de formations adaptés, "sans renier nos propres compétences", il faut continuer à apporter des soins de qualité mais aussi, pour ces personnes, donner du sens à ce qui se passe. Tout en acceptant que si elles ont effectivement besoin de quelqu'un "ce n'est pas forcément de moi".
Isabelle Moesch (chargée d'étude à l'Institut Régional du Vieillissement) a enchaîné sur la croissance démographique rapide chez les plus de 60 ans. "C'est quelque chose de nouveau, mais c'est un problème conjoncturel. A un moment cela va s'arrêter alors qu'on présente ce phénomène comme quelque chose d'inéluctable." Elle a beaucoup parlé de "l'image caricaturale" réservée au vieillissement mêlant inutilité, handicap et dépendance. "Cela renvoie aux craintes de chacun, c'est le fantasme angoissant de la décrépitude." Où se situe la limite entre l'image du vieux sage et celle du vieux fou... Elle s'est déplacée avec le temps en tout cas. "Au XVIe, le dictionnaire était éloquent sur la définition du vieillard: un homme de plus de 40 ans à 60 ans, soupçonneux, jaloux, avare, incapable d'amitié..." et c'était encore pire pour les femmes. Plus tard en 1928, on emploie pour la première fois le terme "vieillissement de la population". Toutes proportions gardées, la vieillesse commençait à 60 ans. La course à la productivité, la crise économique, le recours facile aux pré-retraites, tout cela a fait que la société a été atteinte de jeunisme: "on est de plus en plus vieux au travail, de plus en plus jeune" assure Isabelle Moesch avec un humour lucide. Aujourd'hui on peut dire qu'à 40-45 ans on est considéré comme âgé au travail. Alors même qu'on a reculé les limites de l'espérance de vie, inventé d'autres notions (4 voire 5e âge), qu'est apparu le terme de senior emprunté au vocabulaire sportif. Un paradoxe. Mais le mythe de l'éternelle jeunesse ne date pas d'hier. Si les aînés, les anciens, ont été les figures de la sagesse, aujourd'hui c'est la vision médicale qui a pris le pas: on ne guérit pas le vieillir et le mourir. Le vieillissement est devenu synonyme de pertes.
Pour Sébastien Haissat (docteur en sociologie du travail) "les représentations sociales" des personnes âgées, des métiers qui leur sont consacrés et par ricochet de celles et ceux qui les exercent ont subi presque logiquement la même dévalorisation. Auxiliaires de vie sociale ou aides soignantes en gériatrie sont des métiers mal considérés car corrélés à la représentation du vieillissement. Sébastien Haissat a beaucoup travaillé sur les discriminations et les stigmatisations au travail, et s'est appuyé sur une étude portant sur les représentations collectives. "Pour combattre les premières il faut connaître les secondes." Ces représentations collectives sont négatives et tenaces, "cela vient de la nature des tâches, les dirty works, socialement dévalorisées." Métiers de femmes, services domestiques (ménage, hygiène) confiés autrefois à des serviteurs, tout cela concourt à la stigmatisation " et l'on néglige totalement l'aspect relationnel et humain de ces métiers".
S'est ensuite exprimé Jean-Michel Caudron, consultant en ingénierie gérontologique. A lui de donner des pistes de travail pour valoriser les métiers actuels et à venir. Émergent ainsi deux pistes potentielles pour le consultant franco-belge: assistant de convivialité et accompagnateur de vie. Le premier pour aider à la re-socialisation d'une personne, pour lui faire réintégrer un groupe, le second pour consacrer plus de temps à la personne âgée, aider à la toilette, aux repas. Il a également évoqué les métiers d'animateur intergénérationnel, de garde itinérant de nuit, de maître d'hôtel pour coordonner les services de cuisine et hôtellerie dans les institutions. Il y a aussi les conseillers en gérontologie, le travailleur social en maison de retraite, le qualititicien, référent en éthique et procédures à temps partagé sur plusieurs établissements.
L'après-midi, Guy Baudot a présenté l'aide à domicile à travers l'exemple de l'ADMR de Rochefort-Gendrey qu'il préside. Un secteur de 10 000 habitants pour 32 villages. L'occasion d'entrer dans les détails de l'organisation d'un service à domicile classique et d'un service de soins infirmiers à domicile. Guy Baudot a fait part des réflexions menées dans ces structures mi-professionnelles mi-bénévoles et de leur nécessaire évolution.
Puis ce fut l'intervention très attendue de Claudy Jarry, le charismatique président national de la FNADEPA qui a brossé le tableau de la situation actuelle des établissements et les enjeux face à l'arrivée du Papy Boom. Un grand moment pour les participants qui ont frissonné d'entrée. "En terme démographique, les 80 ans vont doubler dans les 10 ans, ils seront 4 millions en 2020. C'est le tsunami annoncé par Philippe Bas, la vague nous arrive dessus ! Est-ce qu'on est prêt à l'endiguer ? Parce que l'accompagner c'est déjà foutu !" La réponse était évidemment contenue dans la question. La dépendance grimpe aussi en flèche. Les statistiques montrent que la grande dépendance c'est en moyenne les deux dernières années de vie. Plus de personnes, c'est donc plus de grande dépendance à gérer. Pour Alzheimer, les chiffres sont encore plus éloquents: 200 000 nouveaux cas par an. Aujourd'hui 860 000 personnes âgées sont concernées, ce sera 1,3 million en 2020 et 2,1 millions en 2040. Pour le président national de la FNADEPA, la stat la plus inquiétante est à venir: 25% des plus de 70 ans ont moins de 5 contacts d'ordre privé par semaine. "Il y a beaucoup à dire sur la place des vieux dans notre société..."
Voilà pour le tsunami. Et en face ? "Nos établissements doivent se préparer à accueillir plus de personnes en grande dépendance. Y-at-il encore une place pour les logements-foyers de type ancien ? Non. Pour les foyers-logements, oui. Il y a une grande demande en hôtellerie. L'accent est mis actuellement sur l'aide à domicile, grand pourvoyeur d'emplois. Ce gisement fantasmé n'existe pas: la plupart des SIAD sont déficitaires et je m'affole de voir qu'en France on licencie dans le service à domicile .Dans les Ehpad en revanche, c'est plus de 1 million d'emplois. Le Ministère annonce la création de 40 000 emplois/an durablement. Cela peut être valorisant, à condition d'être valorisé." FNADEPA et Ministère se livrent à une bataille de chiffres sur le ratio "personnels par résident". Il était de 0,42 en 2003, il est de 0,57 aujourd'hui (*) ."Le Ministre a parlé d'un bond de 36% mais je lui a dis: un gros pourcentage d'un petit rien ça ne fait pas grand chose !" La FNADEPA estime que le ratio correct est de 0,80 dès maintenant quand le Plan de Solidarité Grand Age évoque un 0,65 pour 2012.
Mais alors que l'avenir s'annonce sombre en terme de dotation financière pour les établissements (jour férié déjà consommé, 5e risque perdu en route, l'Etat et les collectivités à sec et l'impossibilité de relever le niveau d'imposition), Claudy Jarry sait trouver les mots pour regonfler le moral des troupes. "On a besoin de valoriser nos métiers. Je n'ai jamais vu dans aucun secteur autant de dynamisme, de réforme, de capacités, d'imagination. Dans les autres secteurs, on sait. Nous, on ne sait pas: on se bouge. On devrait être largement fiers de nous. Dans notre société, on ne veut pas voir nos vieux et ceux qui s'en occupent !"
Pour ce qui est du sort de nos anciens, "cela va se jouer plus sur le champ politique que sur celui des besoins des personnes âgées" estime Claudy Jarry qui n'est pas né de la dernière pluie. Pour le reste, l'heure est à la mobilisation. Plan Solidarité Grand Age, APA, Alzheimer: on est loin du compte puisqu'il manque 3,5 milliards ! Les places en institution reculent, les conventions tripartites sont en pannes et les chiffres pour 2012 sont catastrophiques..." Mais avec Claudy Jarry on ne baisse jamais les bras et les yeux: "Il faut défendre les personnes âgées qui ne sont pas défendues comme les handicapés. Ils n'ont pas de défenseurs. C'est pour ça qu'il faut être exigeants vis à vis des politiques publiques. On doit revenir à l'humain."
Pour terminer, Mmes Kuenzi-Ménettrier et Chauvez-Siourd de l'IRTS Besançon, Lilianne Sauvageot de l'IFSI Pontarlier et Jean-Yves Charvin directeur du lycée agricole de Mancy ont présenté les filières d'accès aux métiers traditionnels du grand âge que sont notamment les aide-soignant(e)s et les aides médico-psychologiques.
(*) 0,57 personnel par résident c'est en comptant tous les métiers d'un établissement : aide soignante, directeur, jardinier, secrétaire, aide médico-psy, cuisinier...
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De g. à d. : Mme Chauvez-Siourd (IRTS), J-M Caudron-Cauwalert (consultant), Isabelle Moesch (IRV), Claudy Jarry (président FNADEPA) et Guy Baudot (ADMR Gendrey-Rochefort)
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De gauche à droite: Bruno Chignier et Alain Hugues (vice -président et président de la FNADEPA Franche-Comté) - Claudy Jarry le charismatique président national - Une partie du public réuni à Besançon
Reportage: Benoît Chevrier (Participe Présent)
Des seniors aux centenaires, quels hébergements envisageables pour les années à venir ?
Participe Présent / magazine seniors Jura © 2009 et 2011
CONFÉRENCE DE PRESSE / JUIN 2009
Il est rare de voir des responsables d’établissements pour personnes âgées monter en tribune pour dénoncer les effets d’une politique nationale. S’ils l’ont fait dans toutes les régions de France le même jour et à la même heure c’est que pour eux la situation paraît suffisamment préoccupante

La Franche-Comté avait choisi Lons et son centre social pour joindre leur voix à ceux qui réclament un grand débat public sur « l’aide aux personnes âgées fragilisées ». La FNADEPA (Fédération Nationale des directeurs d'établissements pour personnes âgées) Franche-Comté présidée par le Jurassien Alain Hugues était le fer de lance de cette conférence de presse, appuyée par les représentants des associations d’aide à domicile du Jura, ADMR et Prodessa en tête.
Dans la salle étaient réunis des administrateurs de ces associations, des salariés, le CLIC de Lons, et des membres du Coderpa.
« Le vieillissement de la population appelle une politique sociétale plus volontariste que celle qui est actuellement menée » a estimé en préambule le président régional de la FNADEPA. De quoi lancer une confirmation en chaîne et par l’exemple des ses confrères franc-comtois. « Comment en effet parler de bientraitance alors que la plus grande des maltraitances est d’abord financière ? »
Première cible, les conventions tripartites Etat-Département-Etablissement censées mettre en rapport les besoins d’aide des résidents et des objectifs qualitatifs renforcés. Mais la méthode de calcul de l’allocation des moyens des établissements est pour la FNADEPA « totalement déconnectée de la qualité et basée uniquement sur des critères de pathologie et de perte d’autonomie. » Un comble pour les établissements puisque cette allocation est « plafonnée à des niveaux très inférieurs aux objectifs fixés par les plans gouvernementaux : Solidarité Grand Age ou Alzheimer. » Le premier qui date de 2006 prévoyait un ratio de « 1 professionnel pour 1 résident » en ce qui concerne les personnes les plus dépendantes. On en est loin dans la réalité quotidienne comme le souligne Bruno Chignier : « certaines personnes sont lavées et habillées pour midi, dans certains établissements on sert le repas à 11h par soucis d’économie du personnel… »
"C'est un tsunami qui nous arrive !"
Selon Jean-Pierre Chauchefon, « la moyenne nationale est de 0,43 professionnel pour 1 résident. » Si l’on compare avec des pays limitrophes, la France affiche son retard : 1,1 pour 1 en Allemagne et la Belgique, 1,2 pour le Luxembourg et les Pays-Bas. « Comment font-ils ? »
Autre statistique affolante, selon l’INSEE, la moyenne du prix de l’hébergement est de 2100 euros par mois pour les personnes âgées : « dans un couple où la femme n’a pas de retraite il faut que le mari ait 4200 euros de retraite ! »
Comme le nombre de personnes de plus de 80 ans va doubler d’ici 2011, « c’est un tsunami qui nous arrive » ont alerté en chœur les initiateurs de la conférence de presse. « On vient d’accorder 60 places pour tout le département, c’est ridicule ! Pour mon seul établissement j’ai 45 personnes en attente. »
Pour Annie Guyenot, la faiblesse de la dotation des établissements a des conséquences directes sur les résidents : « leur part est la seule variable d’ajustement de nos budgets ». Et dans le même temps, « l’Etat organise la sous-consommation de la CNSA ». Ce serait en effet près de 560 millions d’euros abondés par le jour de solidarité férié travaillé qui n’auraient pas atteint leur destination. « Il y a une grande différence entre les effets d’annonce et ce qui est véritablement vécu dans nos établissements », a résumé la directrice d’Edilys Lons.
Pour Jean-Pierre Chauchefon, « ce que l’on craint c’est que la démarche qualité soit mise à mal. » En cause le calcul de l’allocation allouée aux établissements, issu d’une formule savante « longue comme ça » et qui, en fonction de la dépendance de chaque résident et de l’évaluation de sa pathologie détermine la dotation annuelle. La dotation peut donc faire le yo-yo d’une année sur l’autre, les effectifs aussi.
Pour les représentants des associations de l’aide à domicile (près de 50 000 personnes et familles aidées en Franche-Comté, 6400 salariés), les choses ne sont pas mieux vécues. « Ce que l’on dénonce, c’est la non reconnaissance de l’activité spécifique de nos associations » a résumé Josiane Rota, directrice de Prodessa. Depuis que le Plan Borloo a placé l’aide à domicile dans le champ des services à la personne, les efforts de professionnalisation de la profession ont été noyé dans la masse des nouveaux accédants à ce secteur d’activité prometteur en terme de créations d’emploi et censé être un nouvel eldorado pour des créateurs d’entreprise en recherche de rentabilité rapide. « Nous œuvrons au contraire pour la professionnalisation de l’activité. Tout s’est complexifié et depuis le plan Borloo on nous a relégués au rang de simples exécutants. »
Mais pour ces associations, le danger immédiat est ailleurs, dans l’enveloppe budgétaire allouée par leurs financeurs, « enveloppes fermées » et évaluée « sans prise en compte de la gravité de la situation des personnes aidées ». En Franche-Comté, les associations sont en « déficit important » et face à cette situation « nous sommes très amers, il n’y a pas de politique, c’est : débrouillez vous ! »
Propos confirmés par Philippe Breysse, le directeur de la fédération ADMR, qui trouve pesante la charge administrative sans cesse accrue et qui amènent à des retards inquiétants des dossiers d’aide de la Cram, « jusqu’à 6-7 mois »
A quand le 5e risque ?
Face à ce concert de dénonciations, les professionnels de l’aide aux personnes âgées avaient mis en place des propositions, « des choses réalisables » par la seule volonté politique. Comme diminuer la charge du résident, qui paie 60% de la charge totale (pour le reste : 30% caisse d’assurance maladie, 10% APA). Comme le soulignait Annie Guyenot, « dans le Jura, il y a de grandes disparités, entre 1500 euros et plus de 2000 euros/mois. Et encore, nous sommes avec une génération d’économie qui peut vendre ses biens pour payer sa pension. » Et demain ?
Pour garantir le futur, on reparle du 5e risque de protection sociale, l’Arlésienne de ces vingt dernières années (voir plus bas), « pour qu’une personne soit prise en charge quelque soit son âge avec des financements à la hauteur. »
Autres pistes intéressantes et pour le moins légitime, l’utilisation des ressources financières de la CNSA mise en place semble-t-il pour cela. Pour créer des emplois par exemple, là où il en manque pour avoir un ratio personnel-résidents à la hauteur. Car souvent, « c’est le résident qui paie le personnel manquant non financé ».
En parallèle à cette conférence de presse, les élus de la FNADEPA ont adressé des courriers à Mme Le Moüel, Préfète, aux parlementaires du Jura, et au Conseil Général.
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Le 5e risque Un cinquième risque pourrait entrer dans le champ de la protection sociale. C'est une branche qui s'ajouterait à celles qui couvrent la maladie, la famille, les accidents du travail et les retraites. Le cinquième risque est également nommé le "risque dépendance" ou le "risque perte d'autonomie". |
Le poids des mots
« Tous les établissements n’ont pas d’animateur. Est-ce que l’on peut se passer d’activités ? Est-ce que le progrès c’est de revenir en arrière ? Est-ce que l’on va redevenir des hospices ? »
« Sur les questions qui nous intéressent il y a eu plus de 200 décrets ; C’est une course aux dispositifs et aux plans divers. C’est une politique inaudible. Même un professionnel s’y perd. C’est la bureaucratie qui se protège !»
« On nous demande un travail administratif qui vire à la surcharge et pourtant, 52% des français disent qu’ils ne sont pas satisfait des notre système ; Alors, à quoi ça sert ? »
« Il faut sortir d’une politique d’incantation pour adopter une politique d’action. »
« Ce sont des bureaucrates qui ne connaissent pas les réalités du terrain qui vont décider de nos tarifs. »
«Bien sur il y existe des assurances dépendances mais je connais une dame de plus de 80 ans qui cotise depuis l’âge de 40 ans. Elle a payé plus de 75000 euros mais elle ne peut pas faire jouer son assurance car elle est en GIR 3 et pour en bénéficier elle devrait être en GIR 1 ! »
« La solidarité intergénérationnelle s’essouffle, les familles n’en peuvent plus. Pour certains il faut payer les études des enfants et la maison de retraite des parents. »
« Les notaires nous disent qu’ils font de moins en moins de partages de biens. Les gens veulent pouvoir faire face… »
« Je connais quelqu’un qui a 86 ans et qui m’a dit : je préfère mourir que de coûter cher à ma famille ! »
« Quand on dit qu’en France il y a 0,43 personnel pour 1 résident, on compte le cuisinier et le personnel administratif. »
« Quand on voit la moyenne d’âge de nos élus… Et pourtant ils n’ont pas l’air concernés. C’est peut-être parce qu’ils n’ont pas les mêmes moyens financiers que les autres. C’est ce qui joue en défaveur des français moyens… »
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Sigles ADMR : Association d’aide à domicile en milieu rural
APA : Allocation personnalisée d’autonomie
ARS : Agence régionale de la santé, elle succédera à l’ARH (agence régionale de l’hospitalisation) en 2010
CLIC : Centre local d’information et de coordination (gérontologique)
CRAM : Caisse régionale de l’assurance maladie
CNSA : Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, alimentée notamment par le jour de solidarité férié travaillé (lundi de Pentecôte)
CODERPA : Comité départemental des retraités et personnes âgées
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Légende, photo ci-dessus à droite: Annie Guyenot (Edilys Lons) et Sylvain Vallet (Besançon) vice-président de la FNADEPA
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L’invention d’un ancien conseiller général du Jura a été médaillée au concours Lépine 2009. Une idée simple pour prévenir les chutes Une barre transversale pour s’accrocher, des encoches sécurisées pour retenir la barre sur une double main courante : il suffisait d’y penser. « A l’origine de cette invention –entre guillemets- il y a eu tout une série de chutes dans mon entourage », raconte Guy Dumélie jusque là peu sensibilisé à la prévention de ce type d’accidents domestiques. « Mon voisin de 55 ans est tombé et s’est cassé le bras. Ma mère est partie en arrière dans mon escalier. Après ce concours de circonstances dû au hasard, je me suis dit que c’était idiot qu’il n’y ait pas quelque chose qui assure d’avantage les montées et descentes d’escalier. » Avant d’aller plus loin, il s’est documenté, a beaucoup lu. « Je me suis rendu compte que l’escalier était le lieu de tous les dangers. Il y a autant de très jeunes que de personnes âgées qui tombent mais les conséquences ne sont pas les mêmes. » Des traumatismes physiques importants mais aussi un impact psychologue important et parfois dramatique pour la personne obligée de quitter soudainement son domicile, pour une hospitalisation avec des séquelles qui peuvent être définitives. |
« J’ai en tête le cas de plusieurs personnes âgées marquées par cette peur de l’escalier , l’une n’était plus sortie de chez elle depuis 7 mois. Une autre était obligée de descendre à reculons, l’autre sur les fesses. Chacun a son système D mais que faire dans les lieux publics, les escaliers extérieurs ? »
Après une longue réflexion menée en famille, Guy Dumélie a conçu un système qui permet de maintenir l’équilibre en montée comme en descente. L’idée d’une barre transversale sur laquelle s’appuyer s’est imposée. Restait à trouver le profil de main courante. Ce fut fait avant le 30 avril date de l’ouverture du concours Lépine organisé à la Foire de Paris où fut présenté le premier prototype de l’Escalassur, l’escalier qui assure.
Une personne qui chute dans les escaliers perd ensuite confiance
« Ce concours Lépine c’est un formidable moment d’échange entre inventeurs mais aussi une formidable étude de marché » rapporte Guy Dumélie qui a pu rencontrer des ergothérapeutes, des assistantes sociales, des architectes, des professionnels de l’accessibilité, des ingénieurs et bien entendu des personnes âgées et/ou handicapées, principales concernées. « On a constaté que 95% d’entre eux trouvaient l’idée adaptée à leur besoin par la simplicité du mécanisme et le fait qu’il n’y a aucune maintenance. » Encouragé par la médaille d’argent de la catégorie Technologie médicale, l’une des 39 médailles attribuées sur 500 projets, Guy Dumélie est conscient que le chemin est encore long avant d’arriver à commercialiser son Escalassur.
« Il n’existe rien entre l’escalier normal et l’ascenseur. L’idée c’est de prolonger le temps que l’on passe dans sa maison en étant dans autonome et dans des conditions de sécurité. L’idéal serait de l’installer avant d’en avoir vraiment besoin, avant le premier accident. Mais il y a souvent un barrage psychologique. C’est un peu ce que l’on a connu avant l’obligation du casque moto ou de la ceinture de sécurité. Les systèmes de sécurisation des escaliers devraient être obligatoires. » Une étude menée au Canada démontre que là-bas c’est le second poste de dépense des assurances derrière les accidents motorisés. Pour Guy Dumélie, l’intérêt d’un tel équipement est éminemment social : « pour une personne qui a chuté dans ses escaliers tout change dans sa tête: son rapport à la maison et puis elle perd confiance. »
Après le prototype présenté à Paris, devrait arriver une évolution du modèle encore plus sécurisante par l’adoption d’un système d’emprisonnement de la barre pour éviter de sortir des encoches par le haut. « Le but est d’arriver à un prix d’équipement qui ne dépasse pas 1000 euros, fabriqué sur mesure et posé dans les règles de l’art.
De quoi faire réfléchir les personnes en perte progressive d’autonomie et leurs enfants dont le rôle incitatif est souvent déterminant.
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Guy Dumélie, 56 ans, a été conseiller général du canton de Rochefort-sur-Nenon de 1994 à 2001. Il a été président de la communauté de communes Entre Serre et Chaux, puis vice-président de la communauté d’agglomération du Grand Dole. Depuis 2006 , il est consultant en développement économique des territoires. Il vit au lieu-dit Moulin Rouge à Lavans-lès-Dole.
Guy Dumélie était récemment invité à la foire de Strasbourg pour présenter son système ESCALASSUR lors du premier concours lépine européen. Il y a obtenu 2 nouvelles récompenses : la médaille du ministère de la santé et celle de la société Française du sport, qui atteste de l'interet à conserver l'usage d'un escalier tant que les personnes agées le peuvent.
Participe Présent / magazine seniors Jura © 2009








































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